Houria Bouteldja qualifie Jean-Luc Mélenchon de « butin de guerre » pour illustrer l’infiltration et la réussite des idées décoloniales au sein de La France Insoumise.
Le concept de « butin de guerre »
- Un choix stratégique : Houria Bouteldja a expliqué qu’elle ne soutient pas Jean-Luc Mélenchon par affection politique, mais par calcul militant.
- Faire vivre la lutte : Pour elle, ne pas soutenir LFI reviendrait à renier des années de combat politique. Elle considère que son mouvement doit continuer à faire vivre ses idées à travers le corps politique de Mélenchon.
- Une évolution observée : Selon la militante, Jean-Luc Mélenchon a changé ses positions historiques (notamment sur la laïcité) sous l’effet de cette influence décoloniale.
Houria Bouteldja : Mélenchon, on l’aime pas, mais c’est le butin de guerre des islamo-gauchistes.
Pour la militante décoloniale et racialiste, la France insoumise, « c’est notre œuvre, c’est nous à l’intérieur du système ». On n’aurait pas dit mieux.
Houria Bouteldja, la patronne des Indigènes de la République, c’est un peu la France insoumise qui s’exprimerait sans les faux-semblants que les cadres du mouvement sont bien forcés d’adopter en phase d’élection présidentielle (en période d’élections municipales, en revanche, c’est open bar).
Absolument aucune inhibition, la nana. Zéro surmoi.
La France dans sa cosmogonie ?
Une puissance impérialiste fondamentalement et structurellement raciste.
La couleur de peau et la religion ?
Les marqueurs indépassables de l’identité des dominés autant que des dominants.
Les juifs ?
Des aliens ni noirs ni blancs animés par les plus sombres desseins.
La laïcité ?
Une machination islamophobe et coloniale.
Là, on parle d’elle parce qu’elle apparaît dans l’une de ces vidéos à diffusion large par souci d’évangélisation via les réseaux sociaux, et je me dis qu’il y a du Soral dans cette logorrhée. Ou du Tariq Ramadan peut-être. Ça ne m’avait pas encore frappé jusqu’à présent.
Mais que ces deux-là aient été grand-remplacés comme gourous patriarcaux des simples d’esprit par une femme, ça reste assez marrant. Lorsqu’elle ne se plaint pas du « philosémitisme d’État » qui l’opprime en tant que colonisée de l’intérieur, elle dit effet les mêmes beauferies sur la virilité des vrais mâles et la nécessité pour les vraies femelles de ne pas lui en tenir rigueur parce que c’est juste Dieu et leur nature à l’oeuvre.
D’un autre côté, maintenant que même l’excision est soluble dans le néo-féminisme, tout est possible…
Parlant justement de présidentielle sur le Web, Bouteldja déclarait avoir « expliqué à une fille qui ne voulait pas voter Mélenchon » qu’elle ne pouvait pas ne pas voter pour lui parce qu’il était un « butin de guerre » : « Mélenchon, c’est nous, à l’intérieur [du système]. C’est nous qui participons à l’écriture de l’histoire de ce pays en transformant cette gauche ».
Car « pourquoi, nous, on soutient LFI ? Parce qu’on les aime ? Ben non », poursuivait-elle à l’intention de cette insoumise hésitante. Mais c’est parce qu’on est des militants politiques. Ne pas les soutenir c’est renier 15 ans de lutte. On se doit de reconnaître notre œuvre. Quand notre œuvre existe et renaît à travers un autre corps, notre devoir à nous, c’est de continuer à la faire vivre ». Mélenchon en Tatayé d’une Houria Bouteldja ventriloque ? Arf, c’est Rima Hassan qui va faire la gueule.
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