Une manifestation majeure se déroule actuellement devant la prison 10 à Beit Lid, près de Kfar Yona, où des milliers d’ultra-orthodoxes protestent contre l’arrestation d’un déserteur de la communauté hassidique Gur, qui n’est pas étudiant dans une yeshiva. La police a fermé la route 57 à l’est, au carrefour de Beit Lid, ainsi que le carrefour de Kfar Yona à l’ouest, en raison du blocage causé par la manifestation. Cette action fait suite à une autre manifestation ce matin, où des manifestants ont bloqué la route 4 près de Geha.
De manière exceptionnelle, le grand rabbin de Gur, l’Admor, a assisté à cette assemblée, marquant un soutien inhabituel à la protestation. Le président du parti Yahadout HaTorah, le député Goldknopf, était également présent. Les organisateurs ont appelé au calme, demandant aux participants de ne pas provoquer et de respecter la loi. Néanmoins, des affrontements violents ont éclaté à Geha entre manifestants et forces de l’ordre, impliquant des chevaux de police, des matraques et des grenades assourdissantes. Des policiers ont été filmés en train de traîner des manifestants sur la chaussée et de déchirer leurs pantalons.
Cette escalade a suscité une vive critique parmi les députés ultra-orthodoxes, qui ont dénoncé la gestion policière de la situation. Ils ont appelé le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, à intervenir rapidement. Ce dernier a promis d’organiser une réunion d’urgence sur le sujet. Le chef du parti Shas, Aryeh Deri, a vivement critiqué Ben-Gvir, l’accusant de ne pas agir pour mettre fin à la violence policière. Selon Deri, la police agit de manière disproportionnée envers des citoyens qui revendiquent leur droit à étudier la Torah, contrairement à sa tolérance envers des anarchistes menaçant l’ordre public.
Cette série de manifestations souligne une tension croissante entre les communautés ultra-orthodoxes et les forces de l’ordre israéliennes, exacerbée par des questions liées au service militaire et à la désertion. L’intervention directe de figures religieuses et politiques de premier plan témoigne de l’importance et de la sensibilité du dossier. La situation reste volatile, avec un risque de nouvelles confrontations si les autorités ne parviennent pas à apaiser les tensions et à trouver une solution équilibrée.
La poursuite de ces manifestations et la réaction des autorités pourraient avoir des répercussions sur le climat social et politique en Israël, notamment dans le contexte des débats sur l’intégration des ultra-orthodoxes dans la société et l’armée. La gestion de cette crise sera scrutée de près dans les jours à venir, tant par les parties concernées que par l’opinion publique israélienne.
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