Mamdani a présenté une fausse « survivante de la Nakba »

Mamdani a présenté la « survivante palestinienne de la Nakba »  – puis un détail particulièrement embarrassant a été révélé.

Il a partagé sur les réseaux sociaux une vidéo d’une Palestinienne de New York présentée comme une « survivante de la Nakba ». Une brève vérification, menée en raison de son nom de famille inhabituel, a révélé la vérité : il s’agit d’une descendante de migrants arrivés d’Europe à l’époque ottomane.

Dans le cadre des efforts du maire de New York Zohran Mamdani pour marquer la « Journée de la Nakba » palestinienne, il a partagé sur les réseaux sociaux une vidéo d’Inaya Bushnaq, Palestinienne de New York, auteure et traductrice, présentée comme une « survivante de la Nakba ». Pour certains de ses détracteurs, le choix de se concentrer sur elle était perçu comme une tentative d’établir un parallèle entre les survivants de la Nakba et les survivants d’autres atrocités, comme la Shoah.

Mais suite à la publication de la vidéo et de son nom complet, certains ont attiré l’attention sur son nom de famille, Bushnaq. Ce nom est la version arabe de « Bošnjak » (Bosniaque), qui servait à l’origine d’indication géographique avant de devenir un nom de famille. Il désigne une communauté de migrants musulmans bosniaques arrivés après 1878, redoutant la domination chrétienne. Ces migrants se sont installés dans les territoires de la Palestine et de ses environs en même temps que l’arrivée de Juifs de l’Europe centrale.

Dans un article publié en 2019 dans le Jordan Times était racontée l’histoire des migrants bosniaques au Moyen-Orient à travers le regard de Nadia Bushnaq, ancienne sénatrice et militante sociale jordanienne. La majorité des migrants bosniaques du Moyen-Orient ont adopté le nom Bushnaq, devenu aujourd’hui le principal lien avec leurs origines.

Selon la description faite dans l’article jordanien, « les vagues de migration bosniaques ont commencé à la fin du XIXe siècle. Avec le retrait de l’Empire ottoman et l’occupation austro-hongroise qui s’ensuivit, de nombreux musulmans se sentirent en danger et craignirent des persécutions ». En conséquence, environ 100 familles musulmanes décidèrent de vendre tous leurs biens et d’émigrer vers le Moyen-Orient. D’après le journal, les grands-parents de Nadia faisaient partie d’un groupe d’environ 50 familles bosniaques qui choisirent de s’établir le long des côtes méditerranéennes, en particulier dans la région de Césarée.

L’article ajoutait également que « par le passé, les familles de migrants faisaient de grands efforts pour préserver leur patrimoine, notamment en évitant les mariages hors de la communauté et même en entreprenant des voyages en Bosnie pour y trouver des épouses. Aujourd’hui, en revanche, les familles Bushnaq en Jordanie sont pleinement intégrées dans la société, et leur apparence européenne est souvent le seul signe distinctif qui subsiste ».

Mamdani et d’autres militants pro-palestiniens refusent de reconnaître l’État d’Israël, l’un de leurs principaux arguments étant que le sionisme serait un projet colonialiste mené par des Juifs européens, tandis que les Palestiniens seraient les autochtones originels. Ironiquement, le camp de Mamdani a choisi de mettre en avant Inaya Bushnaq, qui appartient vraisemblablement à un groupe de dizaines de familles ayant émigré en Palestine depuis l’Europe à la même époque que les vagues de migration du mouvement sioniste.

Depuis que les réseaux sociaux se sont emparés de l’affaire la vidéo a été retirée du message de Mamdani.

Il faut noter que l’arrivée de Juifs dans ce territoire extrêmement pauvre a permis de relancer l’économie locale. Petit à petit, la vie a commencé à reprendre. Ce faisant, des Arabes du Liban, de Syrie et d’Irak sont venus s’installer en Palestine pour y trouver une activité économique qui faisait défaut chez eux. En 1948, certains sont retournés dans leur pays d’origine. C’est le cas des parents de Rima Hassan, qui sont retournés en Syrie et qui ne sont pas du tout des Palestiniens.

Quant à Gaza, où le même phénomène s’est produit, de nombreux Égyptiens sont venus s’installer. C’est ainsi que l’on trouve majoritairement des noms de famille comme « El Masri » (« l’Égyptien ») ainsi que d’autres noms d’origine typiquement égyptienne. Une grande partie des Arabes de Palestine sont des immigrés venus des pays voisins, qui, au lieu de retourner d’où ils venaient, ont préféré l’assistanat de l’UNRWA.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi hier à la vidéo partagée par Mamdani mettant en scène Bushnaq comme « survivante de la Nakba », soulignant notamment que « la Nakba a été la conséquence du rejet du plan de partage de l’ONU par les Arabes et de leur décision de déclencher une guerre visant à détruire l’État d’Israël. On ne peut pas déclencher une guerre, jurer ouvertement de “jeter les Juifs à la mer”, puis prétendre être la victime du conflit que l’on a soi-même initié. Les véritables victimes oubliées sont les 850 000 réfugiés juifs expulsés des pays arabes à la même époque ».

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