Les États-Unis envisagent un retrait militaire d’Arabie saoudite

Les États-Unis envisagent un retrait militaire d’Arabie saoudite

Le Wall Street Journal a rapporté que les États-Unis envisageaient de réduire leur présence militaire dans le royaume pétrolier après le refus de l’Arabie saoudite de fournir des bases pour le Projet Liberté. Riyad est revenu sur sa décision, mais selon des sources proches du dossier, le mal était déjà fait.

par Neta Bar

Alliance en difficulté: une rupture sans précédent s’est ouverte entre les États-Unis et l’Arabie saoudite après que Riyad a refusé d’autoriser les États-Unis à rouvrir de force le détroit d’Ormuz en avril, rapporte le Wall Street Journal .

Selon le rapport, plus de 100 avions militaires américains ont décollé de bases et de navires de guerre à travers le Moyen-Orient dans le cadre d’une tentative de franchir le détroit d’Ormuz au printemps dernier, lorsqu’ils se sont heurtés à un problème : l’Arabie saoudite, dont les bases et l’espace aérien étaient essentiels à la mission, a refusé.

Un destroyer américain dans le détroit d’Ormuz. Photo : AFP

L’opposition a contraint les États-Unis à annuler l’opération Project Freedom, selon des responsables américains au fait du dossier, mettant ainsi fin à l’opération militaire destinée à assurer le passage en toute sécurité des navires que le président Donald Trump avait dépêchés quelques heures auparavant.

La Maison Blanche était furieuse et a menacé de retarder la livraison des intercepteurs dont l’Arabie saoudite avait besoin pour abattre les missiles et drones iraniens, à moins que le royaume ne change de cap, ont indiqué des responsables américains et arabes au fait des discussions. L’Arabie saoudite a finalement cédé, mais les responsables américains ont déclaré à l’époque que les dégâts seraient difficiles à réparer.

Un avion de reconnaissance américain détruit en Arabie saoudite. Photo : Réseaux sociaux

Les États-Unis envisagent désormais de réduire leur présence militaire au royaume, selon des responsables américains impliqués dans le processus de planification. Ces menaces américaines, jusqu’alors passées inaperçues, marquent la plus grave rupture depuis des années dans une relation qui a pourtant été le fondement des accords de sécurité du Golfe pendant des décennies.

Le secrétaire d’État Marco Rubio s’est rendu dans le Golfe la semaine dernière pour rencontrer de hauts responsables de la région. Il a visité les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn, les trois pays les plus durement touchés par l’Iran pendant la guerre, mais ne s’est pas rendu en Arabie saoudite.

Les responsables saoudiens étaient mécontents et ont interprété la décision de Rubio de ne pas se rendre à Riyad comme une forme d’affront calculé, selon des personnes connaissant bien la pensée du royaume.

Des responsables de l’administration Trump ont démenti cette intention, affirmant que Rubio avait eu des entretiens constructifs avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, en marge d’une réunion du Conseil de coopération du Golfe à Bahreïn. Les États-Unis et tous les États membres du Conseil de coopération du Golfe ont publié une déclaration commune à l’issue des réunions, réaffirmant leur ferme engagement envers leur partenariat.

Jforum.fr avec ILH

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