Des Premiers ministres et présidents du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et du Pakistan ont réagi à la signature de l’accord prévue la semaine prochaine en Suisse, tout en soulignant la nécessité d’ouvrir le détroit d’Hormuz et de surveiller le programme nucléaire iranien.
JDN – Zeev Gur Arieh
Une vague de réactions de dirigeants de premier plan à travers le monde a suivi l’annonce de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, dont la cérémonie de signature officielle a été fixée à vendredi prochain en Suisse.
Le président américain Donald Trump a annoncé cette nuit l’élaboration de l’accord, confirmant l’ouverture immédiate du détroit d’Hormuz et la fin du blocus maritime américain. « Navires du monde entier, démarrez vos moteurs. Laissez couler le pétrole », a-t-il écrit. Trump a souligné que de nombreux présidents avant lui avaient tenté d’obtenir un accord avec l’Iran et avaient échoué, affirmant que cet accord historique apporterait la paix et la sécurité à toute la région.
Royaume-Uni et France : pleine mise en œuvre et surveillance
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a salué l’accord, le qualifiant de « pas en avant extrêmement important ». Starmer a souligné qu’il fallait s’assurer que le détroit d’Hormuz soit ouvert « pleinement et de façon permanente », et a précisé que le Royaume-Uni était prêt à soutenir le déminage dans le cadre de la mission multilatérale planifiée en collaboration avec la France. « La position ferme du Royaume-Uni reste que l’Iran ne doit jamais posséder d’armes nucléaires », a-t-il insisté.
Le président français Emmanuel Macron a lui aussi appelé à une mise en œuvre rapide et inconditionnelle, insistant sur la nécessité d’ouvrir les détroits sans taxes ni restrictions. Selon lui, l’accord doit servir de base à des négociations plus larges qui aborderont les programmes nucléaire et de missiles balistiques de l’Iran ainsi que sa politique d’ingérence dans la région. Macron a ajouté que la France continuerait à soutenir les efforts de souveraineté du Liban et qu’un cessez-le-feu stable là-bas était une condition nécessaire.
Europe : prête à lever les sanctions
Le chancelier allemand Friedrich Merz a également salué l’accord, déclarant qu’il « peut ouvrir la voie à la reprise de l’économie mondiale et à la stabilisation de la région ». Merz a ajouté qu’il était « essentiel de mettre en œuvre l’accord méticuleusement ».
Parallèlement, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie ont annoncé conjointement qu’ils étaient prêts à lever des sanctions sur l’Iran, à condition que Téhéran prenne des mesures « claires et vérifiables » concernant son programme nucléaire. Dans leur déclaration commune, les quatre pays ont souligné que « l’Iran ne pourra jamais obtenir d’armes nucléaires » et se sont d’ores et déjà d’accord pour travailler avec les États-Unis, l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de promouvoir la mise en œuvre de l’accord.
Pakistan : remerciements au Qatar, à l’Arabie saoudite et à la Turquie
Le Premier ministre du Pakistan a annoncé l’accord au nom des médiateurs, confirmant que les deux parties avaient déclaré une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. Il a remercié le Qatar, qui a mené les efforts de médiation, ainsi que l’Arabie saoudite et la Turquie pour leur contribution. Selon lui, des réunions préliminaires auront lieu au cours de la semaine prochaine afin de jeter les bases des discussions techniques qui précéderont la cérémonie de signature.
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