Le Mélenchon nouveau est arrivé. A-t-il des chances ?

Jean-Luc Mélenchon aimerait bien mettre en sourdine Rima Hassan, ses drapeaux et ses slogans, qui effraient les Français. Mais tel n’est pas le souhait de l’égérie de LFI, qui entend bien placer au centre des élections la question palestinienne.

Ce faisant, les accusations d’antisémitisme vont polluer une campagne dans laquelle le candidat risque d’être le pestiféré d’une grande majorité des Français. Ils auront face à eux un mouvement antisémite compact, obéissant comme des robots au Duce français, porte-voix d’un populisme d’extrême gauche prêt à renverser la société jusque dans ses racines, afin de créer un Français nouveau, comme Hitler voulait créer une Allemagne nouvelle, dans une symétrie qui finit par se rejoindre.

Il y a déjà, à gauche, des voix qui prêchent l’union avec le diable, pourvu que l’on fasse obstacle au « fascisme de droite », afin de mieux nous vendre un fascisme de gauche, islamisé et anti-français.

Il y a, dans cette nouvelle escroquerie, un piège pour les amnésiques de tout poil, trop heureux d’allier l’antisémitisme à l’utopie d’un monde anticapitaliste auquel plus personne ne croit, y compris l’Empire communiste chinois qui, sous un costume maoïste, se montre plus vorace que les loups de Wall Street.

Présidentielle 2027 : quelles sont les chances de Jean-Luc Mélenchon de se qualifier au second tour ?

Dernière rentrée avant l’élection présidentielle. À huit mois du scrutin, La France insoumise organise ses universités d’été de jeudi à dimanche à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme), près de Valence. Un rassemblement qui sera conclu par un discours de Jean-Luc Mélenchon avant, peut-être le soir même, l’entrée en lice d’un rival à gauche, Raphaël Glucksmann. Plus de 6000 insoumis sont attendus : une participation «exceptionnelle» d’après LFI. Au menu notamment un débat entre le banquier d’affaires et autre possible prétendant, Matthieu Pigasse, et Manuel Bompard, le coordinateur du mouvement.

Depuis son lancement de campagne début mai, Jean-Luc Mélenchon ne semble pas pâtir des outrances de son camp. Son premier meeting, dans une ville qui a récemment basculé dans le giron de LFI (Saint-Denis), a rassemblé plusieurs milliers de sympathisants. Et surtout, il continue à profiter des divisions de la gauche non-mélenchoniste. Les Écologistes restent tiraillés entre LFI et le PS, tandis que le camp social-démocrate se met péniblement d’accord sur les règles d’une primaire rassemblant les socialistes et Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann. Celui-ci doit d’ailleurs annoncer sa candidature ce dimanche au 20 heures de TF1.

Balle au centre ?

Pendant ce temps, l’Insoumis en chef voit sa cote progresser dans les derniers sondages. Il talonne désormais les deux figures du bloc central dans les intentions de vote : Gabriel Attal et Édouard Philippe. Les deux anciens premiers ministres se livrent un véritable duel à distance, en attendant une hypothétique candidature unique début 2027. Mais cette rivalité interne pourrait laisser des traces, chacun cherchant à incarner l’alternative tout en se détachant de l’héritage macroniste.

C’est pourtant au sein de cet espace central que se joue l’essentiel pour le tribun insoumis. À partir des nombreuses hypothèses testées dans les sondages, Le Figaro décrypte les principaux scénarios d’une éventuelle qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour.

Même si sa stature présidentielle s’est érodée ces dernières semaines, Édouard Philippe conserve un très net avantage sur son rival insoumis, avec environ cinq points d’avance dans les scénarios opposant les deux hommes, sans Gabriel Attal. À partir des vingt-huit simulations de cette configuration publiées au cours du dernier trimestre, l’actuel maire du Havre atteindrait le second tour dans 97% des cas, contre seulement 3% pour Jean-Luc Mélenchon.

Une chance sur quatre d’être au second tour ?

La configuration inverse, où Édouard Philippe s’effacerait au profit de Gabriel Attal, apparaît en revanche plus favorable au leader insoumis. Parmi les dix-sept hypothèses testées ces trois derniers mois, l’ancien ministre de l’Éducation nationale se qualifierait pour le deuxième tour dans 64% des cas, contre 28% pour Jean-Luc Mélenchon. Une tendance plus favorable, d’autant que certains observateurs soulignent une sous-estimation récurrente du leader insoumis dans les enquêtes d’opinion, celui-ci étant susceptible de bénéficier d’un effet de vote utile s’il réussit à creuser l’écart avec les autres candidats de gauche.

Une dernière configuration lui serait encore plus favorable : celle d’un maintien simultané des deux candidatures du bloc central auquel cas ses chances d’accéder au second tour atteignent 40%, d’après les onze hypothèses testées sur les trois derniers mois.

JForum.Fr & le Figaro

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