Le match du deuxième tour qualificatif de la Ligue opposant l’AEK Larnaca à Beitar Jérusalem s’est déroulé dans un climat de tension extrême. La ville côtière de Larnaca, loin d’être le théâtre d’une fête footballistique, a été le lieu de violents affrontements entre supporters, marqués par des embuscades, l’usage de gaz lacrymogène et de nombreuses arrestations. Ces incidents ont débuté la veille du match et ont dégénéré en véritables combats juste avant le coup d’envoi.
Le point culminant de la violence a eu lieu quelques heures avant le match à l’Aek Arena. Selon des témoignages israéliens, un groupe d’ultras chypriotes aurait tendu une embuscade aux supporters israéliens. Alors qu’un petit groupe de fans de Beitar se dirigeait vers le stade, ils ont été pris pour cible par des jets de pierres depuis une hauteur, suivis d’une attaque d’une soixantaine à soixante-dix supporters locaux. Des vidéos diffusées sur les réseaux montrent des scènes chaotiques où les deux camps se lancent des pierres et des chaises en plastique, avec des images particulièrement choquantes d’un supporter israélien frappé au sol. La police a dû intervenir en urgence, arrêtant sept Chypriotes et deux Israéliens. Un supporter israélien a subi des blessures légères, et deux autres ont reçu des soins sur place sans nécessiter d’hospitalisation.
Parallèlement aux violences de rue, un scandale a éclaté autour de l’hôtel Radisson où séjournaient la délégation et certains fans de Beitar. La direction de l’établissement, appartenant à un Israélien originaire de Jérusalem, a adressé une lettre officielle exprimant son regret concernant le comportement de certains supporters, évoquant des graffitis et une forte odeur de cannabis dans les couloirs. Toutefois, ces troubles ont cessé le jeudi, jour du match.
Les incidents trouvent leur origine dans la nuit précédant la rencontre, lorsque des supporters israéliens ont défilé dans le centre de Larnaca. Les médias locaux et le club chypriote ont accusé ces fans d’agir de manière provocante, d’avoir des objets dangereux et d’endommager des biens publics, ce qui a conduit la police à utiliser du gaz lacrymogène pour disperser la foule. La police a ensuite escorté les supporters jusqu’à leurs hôtels pour éviter une escalade. Le club de Jérusalem a vigoureusement nié ces accusations, qualifiant les rapports de désinformation et affirmant que le gaz lacrymogène avait été utilisé contre les ultras de l’AEK qui auraient provoqué les affrontements.
Ces événements soulignent les risques sécuritaires liés aux confrontations sportives internationales, où des tensions entre groupes de supporters peuvent rapidement dégénérer en violences. La situation à Larnaca rappelle la nécessité d’une coordination étroite entre autorités locales et clubs pour garantir la sécurité des participants et des habitants, tout en préservant l’esprit sportif. La polémique autour des responsabilités dans ces incidents reste vive, avec des versions divergentes qui compliquent l’analyse des faits. La priorité demeure la prévention de nouveaux débordements lors des prochaines rencontres.
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