Le Grand Rabbin d’Israël, le rabbin Kalman Meir Bar, a publié ce matin une lettre de condamnation suite à la manifestation près du domicile du juge Noam Sohlberg. Il précise qu’aucun objectif, aussi important soit-il, ne justifie la violence, le vandalisme ou les dommages causés à autrui au nom de la contestation ou de la lutte publique.
JDN
Le Grand rabbin d’Israël, le rabbin Kalman Meir Bar, souligne qu’aucun objectif, aussi important soit-il, ne justifie la violence, le vandalisme ou les dommages causés à autrui au nom de la contestation ou de la lutte publique. La liberté de manifester ne peut servir de couverture pour porter atteinte à une personne, à ses biens ou à la dignité d’autrui.
Voici la lettre du Grand rabbin à ce sujet :
« Ces derniers temps, nous sommes témoins de phénomènes de violence et de vandalisme dans l’espace public comme dans la sphère privée. La racine du problème réside dans le fait que certaines valeurs reçoivent la priorité au détriment d’autres. La « liberté de manifester » ne peut autoriser à nuire à autrui. Cette politique nous conduit à de graves dérives. On en arrive à une situation où n’importe qui peut se cacher sous le couvert de la « liberté » et s’autoriser, sous prétexte qu’il pense avoir raison, à exprimer son opinion et sa position tout en causant des dommages aux autres.
Les valeurs de la Tora d’Israël sont la pierre angulaire de l’existence humaine. Elles ne changent pas au gré de l’atmosphère ou des courants de pensée humains.
Même une lutte pour des valeurs sacrées n’autorise pas à nuire à autrui. Le roi Salomon, le plus sage de tous les hommes, a mis en garde contre cela en disant : « L’homme violent excite des querelles, mais celui qui est lent à la colère apaise les disputes » (Proverbes 15:18). La manière dont un débat ou une lutte doit être mené doit se faire avec « patience », et c’est seulement de cette façon que l’on peut apaiser une dispute.
Chers frères, nous appelons tout le monde, le cœur brisé : ne provoquez pas de querelles, même si quelque chose vous blesse, que votre âme se garde de profaner votre honneur en répliquant. L’honneur de la Tora exige de lutter d’une manière qui ne provoque pas une profanation du Nom Divin (‘Hiloul Chem Chamayim). Il n’y a absolument aucune autorisation, à D’ ne plaise, de lever la main sur quiconque, de dégrader ses biens ou de l’empêcher d’atteindre sa destination.
C’est aussi l’opportunité de lancer un appel à tous les fauteurs de troubles qui tentent de toutes leurs forces de déchirer et de diviser le peuple de D’ : cessez les disputes et les divisions ! Nous devons trouver ce qui nous unit tous afin de faire cesser les querelles et les conflits.
Nous devons marcher sur la voie de la Tora, car « ses voies sont des voies agréables, et tous ses sentiers sont paisibles ». »
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