Le blocus continue : la Maison Blanche refuse de dissocier le détroit d’Ormuz du programme d’armement de l’Iran

L’Iran a proposé de geler le blocage des routes maritimes en échange de la levée du siège, mais l’administration Trump précise qu’il n’y aura pas d’allègement économique sans une solution définitive à la question du nucléaire et des missiles.

JDN

Une proposition transmise par Téhéran à l’administration américaine ces dernières heures révèle la profondeur de la détresse du régime iranien sous le blocus économique et maritime.

Dans une nouvelle initiative, l’Iran a proposé d’arrêter immédiatement le blocage du détroit d’Ormuz et de permettre la libre circulation des pétroliers, à condition que les États-Unis lèvent les sanctions et mettent fin au blocus militaire.

Cependant, au cœur de cette proposition se trouvait une tentative iranienne de « séparer les variables » : Téhéran a cherché à ramener le calme sur les routes maritimes tout en reportant la discussion sur le programme nucléaire à une étape ultérieure, une manœuvre destinée à lui redonner de l’oxygène économique sans renoncer à ses ambitions nucléaires.

La réponse de Washington a été froide et tranchante. Le président Donald Trump et les membres de son administration ont clairement indiqué que les États-Unis ne tomberaient pas dans ce qu’ils appellent le « piège de la séparation ».

Pour la Maison Blanche, la levée du blocus et des sanctions n’est pas à l’ordre du jour tant que l’Iran ne renonce pas de manière définitive et complète à son programme nucléaire. Washington insiste sur le fait que tout accord doit être global : il ne sera pas possible pour l’Iran de bénéficier d’allègements économiques tout en continuant à faire progresser son projet nucléaire ou son système de missiles balistiques.

Le sénateur Lindsey Graham a soutenu cette ligne de conduite, déclarant que l’Iran tente de gagner du temps et de tromper la communauté internationale. Graham a souligné que le blocus maritime est l’outil le plus efficace utilisé contre Téhéran depuis des décennies, et qu’un retrait sans le démantèlement des infrastructures nucléaires serait une erreur historique.

« Le nucléaire est le cœur du sujet », a précisé Graham. « Nous ne relâcherons pas la pression tant que cette menace ne sera pas définitivement écartée. Le détroit n’est qu’une carte de négociation entre les mains d’un régime désespéré. »

Alors que Téhéran tente de tirer parti de l’anxiété mondiale face à une crise énergétique, le message américain reste sans équivoque : l’ouverture du détroit d’Ormuz est une obligation internationale, mais la levée des sanctions dépend d’une seule chose : le démantèlement complet et vérifiable des capacités nucléaires de l’Iran.

La lutte actuelle prouve que Washington est déterminé à maintenir le blocus jusqu’à l’obtention d’une reddition iranienne totale sur tous les fronts.

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