L’arme secrète qui arrêtera les drones explosifs

L’arme secrète qui arrêtera les drones explosifs : « Canons à micro-ondes »

L’armée israélienne a commencé à utiliser un système de drones équipés de filets pour intercepter les drones explosifs lancés par le Hezbollah contre ses forces au Liban et dans les localités du nord du pays. Selon les informations du journal Haaretz. Le système Iron Drone Raider d’Aerobots combine un réseau de capteurs de détection, incluant un radar, avec des drones intercepteurs. Dès la détection d’une menace, le drone intercepteur décolle et cible le drone ennemi grâce à son radar. Il peut alors choisir de suivre le drone ennemi ou de déployer un filet pour le capturer et l’intercepter. Le déploiement du filet ouvre un parachute qui dépose le drone piégé en douceur au sol, réduisant ainsi les risques d’explosion.

Le Dr Yehoshua Kalisky, de l’Institut INSS, analyse l’évolution de la menace que représentent les drones FPV et les émetteurs à fibre optique au Liban. Des armes bon marché et meurtrières aux « canons à micro-ondes », voici comment le visage de la guerre moderne se transforme à la frontière nord.

La guerre à la frontière nord révèle un nouveau champ de bataille sophistiqué où le Hezbollah met à l’épreuve la supériorité technologique de Tsahal. Outre son arsenal de missiles habituel, l’organisation recourt massivement aux drones et aux drones explosifs – des armes légères, peu coûteuses et faciles à utiliser, conçues pour recueillir des renseignements et infliger des pertes considérables aux combattants et aux infrastructures civiles. L’un des événements tragiques qui ont marqué son ascension est la mort du sergent Idan Fox, du 77e bataillon, tué par un drone guidé par fibre optique. « Il s’agit d’une arme peu coûteuse et facile à utiliser », explique le Dr Yehoshua Kalisky de l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS), soulignant que son objectif est de frapper directement les avant-postes et les zones de concentration des forces.

Le principal avantage des drones réside dans leur capacité à déjouer les systèmes de défense traditionnels. Leurs dimensions compactes leur permettent de se faufiler dans des espaces réduits et de manœuvrer à basse altitude, tout en tirant parti des reliefs accidentés. De plus, leurs matériaux de construction non métalliques et leur profil géométrique unique leur confèrent une faible réflectivité radar, ce qui rend leur détection précoce et leur interception cinétique extrêmement difficiles. Le faible coût de ces engins permet au Hezbollah de les produire par milliers et de les déployer en essaims d’attaque, inondant l’espace et rendant difficile la gestion simultanée de plusieurs menaces.

Récemment, l’organisation a commencé à mettre en œuvre les enseignements tirés du front ukrainien et à utiliser des drones FPV (First Person View). Ces engins rapides transportent des charges explosives de plusieurs kilogrammes et sont pilotés grâce à la réalité virtuelle. L’opérateur porte des lunettes spéciales qui lui permettent de visualiser la trajectoire vers la cible comme s’il était aux commandes du drone et observait le paysage à vol d’oiseau. Cette capacité offre un contrôle total de la trajectoire et permet des frappes chirurgicales sur des cibles mobiles et fixes, tout en contournant les obstacles physiques en temps réel.

Le défi est exacerbé par l’introduction des drones guidés par fibre optique. Contrairement aux drones à transmission sans fil, ces engins sont « insensibles au brouillage des communications de guerre électronique ». De plus, l’absence de signature électronique signifie que « leur point de lancement est indéterminé », ce qui expose les forces sur le terrain et les empêche de remonter jusqu’à l’opérateur. Cette arme neutralise la plupart des moyens de défense actuellement disponibles dans l’armée israélienne et exige une approche technologique novatrice.

Pour contrer la menace qui résiste au brouillage de fréquences, l’armée américaine met déjà en œuvre des solutions spectrales. Celles-ci reposent sur l’utilisation de puissantes sources de rayonnement électromagnétique, appelées « canons à micro-ondes ». Leur objectif est d’endommager et de neutraliser les systèmes électroniques et les caméras embarqués du drone. Ces dommages paralysent les composants de contrôle de l’appareil et le privent de ses capacités de navigation et de vision, neutralisant ainsi la menace avant même qu’elle n’atteigne sa cible, sans nécessiter d’interception physique coûteuse et complexe.

Le passage du Hezbollah à la guerre par drones de pointe préfigure l’avenir des champs de bataille asymétriques. Ces armes, initialement conçues comme des gadgets technologiques, sont devenues des machines à tuer précises et peu coûteuses, ébranlant le sentiment de sécurité des populations du nord du pays. La lutte contre ces essaims exige une combinaison de technologies de détection de pointe et de moyens d’interception performants. Comme le conclut le Dr Kaliski, la simplicité d’utilisation et la difficulté à neutraliser les drones en font une menace stratégique qui requiert une réponse immédiate et multidimensionnelle pour rétablir la sécurité des habitants de Galilée.

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