Les discussions tripartites entre le Liban, Israël et les États-Unis ont franchi un cap décisif, selon l’ambassadeur américain à Beyrouth, Michel Issa. À l’issue d’une rencontre avec le président libanais Joseph Aoun, le diplomate a estimé que le processus engagé pour mettre fin aux tensions entre Israël et le Liban avait atteint un « point de non-retour », signe selon lui d’avancées significatives dans les efforts diplomatiques en cours.
Michel Issa a indiqué avoir évoqué avec le chef de l’État libanais l’évolution des négociations menées sous médiation américaine ainsi que leur contribution à la résolution de la crise que traverse le Liban. Il a salué pour sortir le pays de l’impasse.
Évoquant les récents développements régionaux, Michel Issa a affirmé que les États-Unis souhaitaient empêcher tout élargissement du conflit. Il a souligné l’importance accordée par l’administration américaine au dossier libanais, affirmant que le président Donald Trump suivait personnellement et quotidiennement l’évolution de la situation.
Le diplomate s’est montré optimiste quant à l’avenir des discussions. « La glace a été brisée », a-t-il déclaré, estimant que les négociations contribuaient déjà à améliorer le climat politique au Liban et dans la région.
Parallèlement, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a également rencontré l’ambassadeur américain. Selon son bureau, les discussions ont porté sur les risques d’une escalade régionale et sur la préparation du prochain cycle de négociations. Nawaf Salam a rappelé que seul l’État libanais était habilité à négocier au nom du Liban.
Les pourparlers entre Beyrouth et Jérusalem, lancés le 14 avril au département d’État américain, doivent reprendre le 22 juillet. À l’issue du quatrième cycle de discussions la semaine dernière, prévoyant notamment l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et le retrait de tous les terroristes de l’organisation au sud du fleuve Litani.
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