Alors que des étudiants manifestent dans les principales villes d’Iran, la tension militaire dans le Golfe Persique monte d’un cran : l’Iran a attaqué des cibles au Ba’hreïn et au Koweït, et les États-Unis ont intercepté des drones et des missiles, répliquant en frappant des positions de radars iraniens.
JDN
La tension régionale atteint un nouveau sommet au cours du week-end dernier. Alors que le régime des Ayatollahs à Téhéran mène des contacts pour un cessez-le-feu, des échanges de tirs inhabituels ont eu lieu entre les forces iraniennes et américaines dans le Golfe Persique.
L’escalade militaire
Selon les rapports, l’Iran a lancé une salve de missiles vers Ba’hreïn et le Koweït, et a également ouvert le feu sur quatre navires traversant le détroit d’Ormuz, affirmant qu’ils n’avaient pas reçu l’autorisation du régime. Les forces américaines ont riposté par des contre-attaques.
Les États-Unis ont confirmé avoir intercepté sept missiles balistiques lancés vers Ba’hreïn et le Koweït, ainsi que quatre drones iraniens. En réponse aux tirs, les forces américaines ont attaqué des positions de radars stratégiques dans la région de Goruk et sur l’île de Qeshm. Le commandement de la marine américaine a précisé que la base de la Cinquième Flotte à Bahreïn n’avait pas été touchée.
Parallèlement aux combats, la rue iranienne montre des signes d’agitation. Des manifestations d’étudiants ont éclaté dans de nombreuses villes, notamment Téhéran, Ispahan, Mashhad, Chiraz et Tabriz. Bien que la raison officielle des protestations soit définie comme une « question pédagogique » (modification des conditions d’examen), des sources politiques estiment qu’il s’agit d’une nouvelle vague de contestation contre le régime, similaire aux événements qui ont mené par le passé à l’opération « Rugissement du Lion ».
Impasse dans les négociations
La tension sécuritaire complique les tentatives de médiation pour un cessez-le-feu. Vendredi, de hauts responsables du gouvernement à Téhéran ont clairement indiqué qu’ils n’accepteraient pas de cessez-le-feu total à moins qu’il n’inclue des conditions de grande envergure au Liban, parmi lesquelles : l’arrêt de toute activité militaire israélienne contre le Hezbollah et un retrait israélien total du sud du Litani.
Ces exigences sont en contradiction avec la position du président américain, Donald Trump, qui aspire à séparer les théâtres d’opérations et à isoler la campagne au Liban de ce qui se passe dans le Golfe Persique et le détroit d’Ormuz. À Téhéran, en revanche, on précise que, de leur point de vue, il s’agit d’un front unique qui ne peut être divisé.
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