La tragédie du décès de Ruth Cohen
Une onde de choc traverse la ville de Ra’anana après la mort brutale de Reut Cohen, 35 ans, et de ses jumeaux à naître. Ce drame, survenu en pleine grossesse, soulève aujourd’hui de nombreuses interrogations, d’autant que la famille a refusé toute autopsie tout en mettant en cause le suivi médical dont la jeune femme a bénéficié. Entre douleur intime et recherche de vérité, l’affaire prend une tournure sensible.
Les faits remontent à vendredi soir, lorsque les secours ont été appelés au domicile de la victime, retrouvée en arrêt cardio-respiratoire. Malgré une prise en charge rapide par les équipes d’urgence et une tentative prolongée de réanimation durant son transfert vers l’hôpital, son état est resté critique. À son arrivée au centre médical de Kfar Saba, les médecins ont pratiqué une césarienne en urgence dans l’espoir de sauver les deux fœtus et d’améliorer les chances de survie de la mère. Mais les efforts conjoints des équipes médicales n’ont pas suffi : la mère et ses jumeaux ont été déclarés décédés.
La grossesse, une première pour Reut Cohen, était à un stade avancé de 28 semaines, une période où les prématurés peuvent parfois survivre avec une prise en charge adaptée. Ce détail renforce l’intensité émotionnelle du drame, mais aussi les questionnements médicaux. Plusieurs hypothèses sont évoquées pour expliquer un tel effondrement soudain. Parmi elles, des complications rares mais graves comme une embolie amniotique, une embolie pulmonaire ou encore une pathologie cardiaque aiguë liée à la grossesse. Dans certains cas, ces événements surviennent sans signe précurseur évident, rendant leur détection particulièrement difficile.
Cependant, l’absence d’autopsie complique considérablement l’établissement d’un diagnostic précis. La famille, pour des raisons personnelles, a refusé cet examen, qui constitue pourtant l’un des seuls moyens d’identifier avec certitude les causes d’un décès aussi brutal. Parallèlement, des proches ont exprimé publiquement leurs doutes sur la qualité du suivi médical, visant notamment le Centre médical Sheba. À ce stade, aucune conclusion officielle ne vient étayer ces accusations.
L’établissement hospitalier a réagi en exprimant sa compassion et en annonçant l’ouverture d’une enquête interne. Selon ses premières déclarations, la patiente aurait reçu des soins conformes aux standards médicaux, et le cas relèverait d’une complication rare et imprévisible. Les autorités sanitaires ont également été saisies afin de mener une analyse approfondie des circonstances.
Au-delà des aspects médicaux et judiciaires, le drame a profondément marqué les proches de la victime. Dans un message poignant, son frère a rendu hommage à une femme décrite comme engagée, brillante et pleine de vie, rappelant l’ampleur de la perte humaine derrière les débats techniques.
L’enquête se poursuit, mais sans éléments médicaux complets, certaines zones d’ombre pourraient subsister. Ce type de tragédie, rare mais dévastatrice, rappelle la complexité des situations obstétricales et les limites auxquelles la médecine peut parfois se heurter.
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