La privation d’eau à Gaza : un « instrument de mise à mort lente »

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En plus de ses bombardements qui s’intensifient à Gaza, avec plusieurs enfants assassinés ce week-end, dont la petite Elin Al Farra, tuée ce dimanche à Khan Younès, Israël tue en assoiffant la population.

Le Centre des droits de l’homme de Gaza a averti que l’occupation israélienne transforme la crise de l’eau dans la bande de Gaza en un « instrument de mise à mort lente » menaçant la vie de plus de deux millions de Palestiniens,

Ceci dans un contexte d’effondrement quasi total du système d’approvisionnement en eau dû à la destruction des infrastructures et au blocage de l’entrée du carburant et des équipements nécessaires à son fonctionnement et à sa réparation.

Le Centre souligne que les habitants sont confrontés à des conditions catastrophiques, marquées par la hausse des températures et une chute de la quantité d’eau disponible par personne — tombée pour les plus « chanceux » entre 3 et 6 litres par jour —, un niveau bien inférieur au seuil minimal d’urgence

L’OMS a fixé à 15 litres par jour le minimum vital, tandis qu’a Gaza où Israël a détruit 80 % des structures d’assainissement de l’eau, et où plus d’un million de personnes vivent dans des tentes sous une chaleur dépassant les 40 °, les habitants vivent parfois avec 2 litres par jour et par personne dans certaines régions.

En plus de la déshydratation, les destructions, les coupures de courant liées à l’absence de carburant, puisqu’Israël bloque son entrée, l’eau souterraine est contaminée et entraîne des maladies et épidémies, notamment chez les enfants.

Nous qui venons de vivre une semaine de canicule, pouvons facilement imaginer ce que signifie être privés d’eau… mais pas délibérément !

CAPJPO-Europalestine

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