un responsable israélien estime que la guerre serait « un échec total » si l’uranium enrichi n’était pas évacué d’Iran.
Israël estime que la République islamique détient 400 kg d’uranium enrichi à 60 %. Un stock qui, s’il n’était pas retiré de son territoire, permettrait à l’Iran de produire jusqu’à onze armes nucléaires.
Un haut responsable israélien estime que la guerre contre l’Iran serait un « échec total » si l’uranium enrichi n’était pas évacué du territoire de la République islamique. « Si l’objectif nucléaire n’est pas atteint, alors tout ce que nous avons fait en Iran sera un échec total. Le régime iranien malveillant peut se ruer vers son programme nucléaire », a-t-il déclaré vendredi, cité par les médias israéliens i24 News et The Times of Israël.
D’après ce haut responsable de l’armée israélienne, l’arsenal iranien en matière d’uranium est un enjeu stratégique qui pourrait changer l’équilibre régional. Des responsables cités par ces mêmes médias pensent que le stock actuel, estimé à 400 kg d’uranium enrichi à 60 % pourrait permettre à la République islamique de produire jusqu’à onze armes nucléaires.
Le haut responsable de Tsahal, s’est montré en faveur d’une solution diplomatique pour retirer l’uranium enrichi du territoire iranien. « Si l’uranium est retiré d’Iran par des moyens politiques, nous aurons accompli notre mission », a-t-il déclaré.
Exigences de la Maison Blanche
Mais les négociations entre Washington et Téhéran patinent notamment autour de la question du nucléaire. Vendredi, l’Iran a transmis un nouveau plan de paix aux États-Unis, afin de mettre fin au conflit qui dure depuis plus de soixante jours. « À l’heure qu’il est, je ne suis pas satisfait par ce qu’ils offrent », a réagi dans la foulée Donald Trump. Alors qu’une trêve est en vigueur depuis le 8 avril, un responsable militaire iranien estime de son côté qu’une reprise de la guerre est « probable » après ce nouveau rejet.
Selon une « source bien informée » citée par le média américain Axios, la Maison Blanche a exigé que l’Iran s’engage à ne pas transférer son uranium enrichi en dehors de ses sites bombardés ni à relancer ses activités nucléaires pendant les pourparlers.
Pour le responsable de l’armée israélienne, en cas d’échec des discussions, l’État hébreu pourrait reprendre les opérations militaires sur l’Iran afin d’atteindre ses objectifs.
« La réalité est simple : l’indécision de Trump ne trompe plus personne. Il a perdu la confiance de ses alliés européens ; même les pays du Golfe et Israël commencent à douter sérieusement de cet allié américain incapable d’assumer ses positions, qui croit pouvoir agir sans jamais en payer le prix — faire une omelette sans casser des œufs. La seule exception reste le Japon, lorsque les États-Unis ont imposé leur volonté par la force nucléaire à Hiroshima et Nagasaki. Face à cela, l’Iran ne cédera pas à des frappes limitées qui laissent ses infrastructures intactes. Cet attentisme n’est plus une stratégie : c’est une faiblesse, et elle devient chaque jour plus dangereuse pour les États-Unis comme pour leurs alliés. »
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