La Grèce a son Iron Dôme et la Turquie en rage

Le Dôme de fer grec ou le bouclier d’Achille ? Athènes en route vers un accord majeur avec Israël

La Grèce devrait approuver l’achat de systèmes de défense aérienne fabriqués par les Forces de défense israéliennes, pour un montant total d’environ trois milliards d’euros. Cet important contrat d’acquisition réunit le meilleur de l’industrie de défense israélienne.

Le Conseil suprême de sécurité nationale grec devrait approuver aujourd’hui (jeudi) le plan le plus ambitieux des autorités de sécurité du pays ces dernières années : l’acquisition de systèmes de défense aérienne fabriqués par le groupe Bleu et Blanc, pour un montant total d’environ trois milliards d’euros. Ce programme, baptisé « Bouclier d’Achille », vise à doter Athènes d’un système de défense aérienne et antimissile de pointe, rapporte le quotidien grec « Kathimariny ».

Ce vaste programme d’acquisition réunit le meilleur de l’industrie de défense israélienne. Selon les informations disponibles, il s’appuiera principalement sur les systèmes « David’s Sling » et « Spider » de Rafael, ainsi que sur le système « Barak MX » développé par Israel Aerospace Industries. Ces systèmes devraient assurer une protection multicouche contre diverses menaces sophistiquées dans différents environnements.

Cependant, les acquisitions grecques ne se limitent pas aux missiles intercepteurs. Selon des sources proches du dossier citées par un journal grec, le Conseil devrait également approuver d’importants achats de drones et d’autres technologies. Parmi les systèmes susceptibles d’être approuvés figurent les systèmes V-BAT pour les missions de surveillance tactique des forces terrestres, les drones de combat « Heron » de pointe pour l’armée de l’air, les mini-sous-marins Victa pour les unités des forces spéciales et les avions de transport lourd C-390 Millennium.

L’approbation du Conseil constitue la dernière étape officielle avant que le plus important contrat d’armement conclu par la Grèce depuis dix ans puisse être validé. Cette initiative, comme en témoigne la nature des acquisitions, vise à protéger les infrastructures civiles et militaires critiques des îles et du continent contre un large éventail de menaces modernes : missiles balistiques, frappes aériennes, systèmes autonomes perturbateurs et cybermenaces.

La cybermenace


Cybermenace | Photo : Shutterstock

Quelques jours après la réunion du conseil, des représentants de la Division de l’assistance à la défense du ministère israélien de la Défense devraient arriver à Athènes pour signer officiellement les contrats avec la Direction grecque des acquisitions. L’un des principaux obstacles à ces négociations complexes résidait dans l’exigence grecque stricte que l’industrie locale contribue à hauteur d’au moins 25 % au budget du programme. Un compromis a finalement été trouvé sur ce point : des entreprises grecques, dont Hellenic Aerospace Industries et Intercom Defense, produiront des composants clés tels que les lanceurs et établiront même une ligne de production locale au nord d’Athènes. L’industrie grecque participera également au développement du centre de commandement et de contrôle du programme et sera intégrée aux chaînes d’approvisionnement mondiales de Rafael et d’IAI.

JForum.Fr & Maariv

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