Iran : Reza Pahlavi appelle l’Europe à choisir son camp

Depuis Berlin, l’opposant iranien en exil accuse les capitales européennes de perdre du temps avec un régime qu’il juge incapable de changer.

Reza Pahlavi ne demande pas à l’Europe de mieux négocier avec Téhéran. Il lui demande de cesser de négocier. En déplacement à Berlin, le fils de l’ancien shah d’Iran a livré un message direct aux gouvernements européens : continuer à dialoguer avec la République islamique revient, selon lui, à prolonger la survie d’un régime qui ne changera pas de nature.

Son intervention intervient alors que les capitales occidentales cherchent encore une issue diplomatique après les frappes américano-israéliennes contre l’Iran et dans le cadre du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran depuis le 8 avril. Mais pour Reza Pahlavi, l’idée selon laquelle les dirigeants iraniens pourraient modifier leur comportement relève d’une illusion. Les noms changent, affirme-t-il en substance, mais le système reste le même.

À Berlin, il a donc appelé l’Europe à changer de stratégie : moins de dialogue officiel avec Téhéran, davantage de soutien concret à la société iranienne. Il évoque notamment l’expulsion d’ambassadeurs iraniens et une aide technique permettant aux Iraniens de contourner les coupures d’Internet imposées par le régime lors des mouvements de contestation.

Le message est aussi adressé aux opinions publiques occidentales. Reza Pahlavi accuse les gouvernements européens de manquer de courage face à Téhéran, tout en affirmant qu’il poursuivra son combat, avec ou sans leur soutien. Sa visite en Allemagne a d’ailleurs montré à quel point son nom reste clivant : accueilli par des partisans, il a aussi été pris à partie par des opposants, dont l’un l’a aspergé d’un liquide rouge avant d’être interpellé par la police.

Derrière cette séquence berlinoise, une ligne politique se dessine : pour Reza Pahlavi, l’avenir de l’Iran ne se jouera pas autour d’une table de négociations avec le régime, mais dans la pression exercée sur lui, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. Face à Téhéran, il ne plaide plus pour un compromis, mais pour un basculement.

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