Havas (groupe Bolloré), pivot de la propagande des génocidaires

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Sous le titre « Un faux think tank américain, créé et financé par Israël, a tenté de manipuler l’IA à des fins de propagande », le quotidien britannique The Guardian révèle jeudi la sophistication des montages financés par le régime génocidaire du peuple palestinien, l’agence Havas Media occupant une place éminente dans le dispositif.

Le siège d’Havas, à New York

Pour autant, malgré les centaines de millions d’euros dépensés par la « Hasbara » (« communication », en hébreu), l’image d’Israël est au plus bas dans le monde, et continue de s’enfoncer. Aux États-Unis, un bon tiers des citoyens sont maintenant convaincus d’être en présence d’un génocide, les jeunes adultes étant nettement plus nombreux encore à le penser.

Depuis des années, le gouvernement israélien passe des contrats avec Havas. La firme a reçu au moins 120 millions d’euros entre 2019 et 2023, ce total étant forcément partiel puisqu’Havas continue de financer les opérations de manipulation de l’Intelligence Artificielle d’une série de sociétés états-uniennes.

Ainsi, dans leurs déclarations aux autorités locales, les 5 entreprises Clock Tower X, Piro, Targeted Communications Global, Bridges Partner et Davis Media NY ont indiqué Havas USA comme intermédiaire d’agent étranger, comme une loi de 1938 leur en fait l’obligation.

Mais le 31 octobre 2025, le groupe Havas transmet les contrats de Havas USA à Havas Allemagne, laquelle n’a pas d’obligation de se déclarer comme agent étranger, n’étant pas une société soumise au droit local.  

L’opération mise au jour par The Guardian a consisté, pour Israël, à créer un faux think tank afin d’influencer dans un sens pro-Israël les grands chatbots, autrement dit ces programmes informatiques censément capables d’apporter des réponses pertinentes à n’importe quelle question posée par un internaute.

Le site du think tank inexistant, nommé Institut Politique de Hanovre, semble donner des gages de sérieux. Il a mis en ligne pas moins de 124 articles, totalisant 560.000 mots, abordant de manière prétendument neutre des questions telles que la torture des prisonniers palestiniens, la famine à Gaza, les accusations de crimes commis par l’armée israélienne, etc. 

Les réponses, censément puisées à des sources scientifiques, vont évidemment dans le sens du narratif des génocidaires pour qui est « antisémite » toute critique d’Israël.

Par exemple, une analyse portant sur des commentaires antisémites publiés sur les pages Facebook de médias britanniques, français et allemands – est citée 454 fois dans 88 des 124 rapports, y compris sur des pages traitant de sujets sans rapport avec ce thème, tels que le cadastre dans les territoires occupés, le nombre de morts à Gaza, les expulsions de 1948 et le blocus de Gaza !

L’étape suivante consiste, pour les entreprises états-uniennes citées plus haut, à faire en sorte que les contenus des 124 articles intègrent les moteurs de recherche des grands chatbots (Perplexity, Gemini, Claude, etc) afin de servir au public des réponses « Netanyahou compatibles ». 

En dépit des investissements, ce n’est pas gagné d’avance. Nous avons fait, pour notre part, un test ce jeudi en posant à Perplexity la question suivante : « Israël commet-il un génocide à Gaza ? ».

Voici ce que le moteur à répondu : https://www.perplexity.ai/search/134bfcff-6bd4-43f0-a321-51a73f77d9e8 . Manifestement, la Hasbara a encore pas mal de pain sur la planche !

L’article du Guardian : https://www.theguardian.com/world/2026/aug/26/fake-thinktank-israel-ai-propaganda

CAPJPO-Europalestine

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