Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 22 mai 2026, au 1.549e jour du conflit.
Le fait du jour
Les drones ukrainiens ont-ils frappé le « quartier général » d’une unité militaire russe, comme l’affirme Kiev, ou bien un lycée comme le dit Moscou ? Les dégâts sont en tout cas impressionnants à Starobelsk, dans l’Etat Lougansk, une zone occupée par la Russie. Selon le dernier bilan provisoire livré par le Kremlin, le bombardement a fait six morts, une quinzaine de disparus et une quarantaine de blessés.
Vladimir Poutine considère que l’attaque « n’était pas accidentelle ». Elle s’est déroulée « en trois vagues, avec 16 drones visant le même endroit », a-t-il dit à la télévision russe en promettant des représailles. Son porte-parole parle même d’un « crime monstrueux ».
L’état-major ukrainien assure avoir pris pour cible des éléments du groupe Rubikon, une unité russe spécialisée dans les frappes de drones et qui attaque « régulièrement » des civils en Ukraine.
La déclaration du jour
« Ce nouvel engagement financier […] n’est pas financé et ne le sera pas, parce que jamais l’Ukraine ne sera en mesure de rembourser ce prêt. »
Dans un entretien au Point, Jordan Bardella, possiblement candidat à la présidentielle 2027 en France, s’est montré pour le moins sceptique sur le prêt de 90 milliards d’euros à Kiev décidé par l’Union européenne. S’il affirme qu’il souhaite « aider l’Ukraine », le président du Rassemblement national ne veut pas lui « envoyer l’argent que la France n’a pas ».
Le chiffre du jour
5.000. Le nombre de soldats américains que Donald Trump compte envoyer en Pologne, prenant ses alliés de l’Otan par surprise puisqu’il vient aussi d’annoncer qu’il allait en retirer 5.000 d’Allemagne. Cela n’avait rien de « punitif », a assuré Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain venu en Suède pour préparer le sommet de l’Otan, à Ankara (Turquie), en juillet, en présence de Volodymyr Zelensky. Plus globalement, le chef de la diplomatie américaine a prévenu ses alliés européens qu’ils devraient apprendre à vivre avec moins de GI sur leur continent.
La tendance du jour
Un défilé du 9-Mai au rabais et sous tension, la grogne de Russes privés d’Internet sur leurs portables, une phrase sibylline sur la « fin » de la guerre en Ukraine, et des conquêtes beaucoup moins flagrantes sur le champ de bataille. Certains analystes trouvent que Vladimir Poutine est dans une mauvaise passe. « On a franchi le seuil psychologique des quatre ans, certains ont compris que tout ne se déroulait pas tout à fait comme prévu », souligne Konstantin Kalatchev, un politologue russe interrogé par l’AFP.
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Parallèlement, l’économie russe, tournée vers l’effort de guerre et sous le coup de sanctions occidentales, montre de sérieux signes d’essoufflement. Le produit intérieur brut s’est contracté de 0,2 % au premier trimestre, enregistrant son premier recul trimestriel en trois ans. « Que se passe-t-il à Moscou ? », interroge dans un article l’expert français Michel Duclos, de l’institut de réflexion Montaigne. « On serait tenté de se référer aux années 1980, écrit-il, lorsque au Kremlin les choses commencèrent à bouger : la Russie d’aujourd’hui bute sur l’obstacle ukrainien comme l’URSS jadis cala devant la résistance afghane »…
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