Guerre en Ukraine : Poutine exige toujours l’inacceptable pour Kiev, les attaques de drones se multiplient

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 13 mai 2026, au 1.540e jour du conflit.

Le fait du jour

Ça s’annonce mal. Le Kremlin a écarté ce mercredi l’idée de véritables pourparlers de paix avec Kiev tant que l’armée ukrainienne n’aurait pas quitté la région orientale du Donbass, partiellement contrôlée par Moscou. « Pour qu’une trêve puisse s’installer et qu’un couloir s’ouvre vers de véritables pourparlers de paix […], le président (ukrainien Volodymyr) Zelensky doit donner l’ordre aux forces ukrainiennes de cesser le feu et de quitter le territoire du Donbass », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Il a ainsi réitéré une exigence clé avancée par Moscou depuis l’été 2024 et qualifiée d’inacceptable par Kiev pour mettre fin à l’offensive déclenchée en février 2022 par la Russie contre l’Ukraine voisine.

« Les parties pourront alors tranquillement s’occuper des pourparlers qui seront […] inévitablement très difficiles et porteront sur un grand nombre de détails importants », a assuré Dmitri Peskov.

Ces déclarations interviennent après que Vladimir Poutine avait surpris samedi dernier en affirmant que le conflit en Ukraine « touchait à sa fin ». Les négociations sous médiation américaine entre les deux belligérants sont en pause depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février.

La déclaration du jour

« On ne peut clairement pas parler de coïncidence »

Les paroles sont signées Volodymyr Zelensky. Selon le président ukrainien, la Russie a lancé au moins « 800 drones » sur l’Ukraine ce mercredi, faisant au moins six morts. Volodymyr Zelensky accuse Moscou d’attaques menées délibérément le jour de l’arrivée en Chine du président américain Donald Trump.

Le dirigeant ukrainien appelle une nouvelle fois ses alliés à « exercer une réelle pression » sur Moscou pour que ces attaques prennent fin. Plus tôt dans la journée, il avait exhorté son homologue américain à évoquer les moyens de mettre fin de l’invasion russe au cours de sa rencontre avec le chef de l’Etat chinois Xi Jinping.

Le chiffre du jour

16 %. C’est le pourcentage de hausse des importations de gaz naturel liquéfié russe (GNL) dans l’Union européenne au 1er trimestre 2026. EN volume, ces importations atteignent 6,9 milliards de m3, un record depuis 2022, selon une étude de l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis publiée mercredi, laquelle souligne la dépendance du continent européen au gaz russe, au moment où le conflit au Moyen-Orient bouleverse l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, l’Europe, en quête de diversification, tente de réduire sa dépendance historique au gaz russe acheminé par gazoducs. Mais le gaz russe a continué d’affluer : la Russie demeure le deuxième fournisseur de GNL de l’UE, et ce, alors que la Commission européenne a approuvé l’interdiction de toutes les importations de gaz russe dans l’Union européenne d’ici à l’automne 2027, afin de priver Moscou de ressources finançant sa guerre en Ukraine.

La France a notamment « importé plus de GNL russe que tout autre pays européen au premier trimestre 2026 », avec un record atteint en janvier, selon le centre de réflexion. L’Espagne et la Belgique sont aussi de gros importateurs.

La tendance

La Première ministre lettone Evika Silina a perdu mercredi le soutien d’un parti pivot de sa coalition après avoir contraint à la démission son ministre de la Défense, tenu responsable de l’incapacité de la Lettonie à empêcher l’intrusion de drones étrangers dans son espace aérien.

La coalition gouvernementale de centre-droit, au pouvoir depuis 2023, ne tenait plus qu’à un fil. Le parti des Progressistes, auquel appartient le ministre de la Défense Andris Spruds, a en effet annoncé qu’il ne la soutenait plus.

Des drones ukrainiens sont récemment tombés en Estonie et en Lituanie alors que l’armée ukrainienne visait un port russe dans le golfe de Finlande, proche de Saint-Pétersbourg. Et ce sont deux drones ukrainiens qui ont traversé la frontière russe le 7 mai pour s’écraser en Lettonie, probablement après que leur système de guidage a été brouillé par la défense aérienne russe.

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