Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 13 juillet 2026, au 1.600e jour du conflit.
Le fait du jour
A la veille d’un défilé du 14-Juillet aux couleurs des alliés, la « Coalition des pays volontaires » – 37 nations – avait rendez-vous à Paris ce lundi en présence de Volodymyr Zelensky. Juste avant le sommet, neuf pays européens, associés à l’Ukraine, ont porté sur les fonts baptismaux une autre coalition pour développer ensemble des « capacités antibalistiques », à la fois pour aider Kiev à se défendre face aux frappes massives de missiles russes et pour améliorer la sécurité du continent tout entier. « Créer un bouclier puissant sur l’Europe tout entière est une manière de compléter notre défense », a réagi sur X le président ukrainien, en soulignant que cette coalition le permettrait « plus rapidement et à moindre coût ».
« Cette action n’est orientée contre aucun peuple, mais en défense du nôtre », ont souligné les dirigeants du Danemark, de la France, l’Allemagne, l’Italie, la Norvège, l’Espagne, la Suède, l’Ukraine, des Pays-Bas et du Royaume-Uni dans une déclaration commune. Très diplomatique et un brin de mauvaise foi…
La déclaration du jour
« Il s’agit d’une coalition d’illuminés et de va-t-en-guerre […] qui se bercent d’une profonde illusion quant à la possibilité d’infliger une défaite stratégique à notre pays. »
L’avis, tout en nuances, de Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, sur la Coalition des pays volontaires.
Le chiffre du jour
10 morts. Le nombre de victimes des attaques croisées du jour entre les deux belligérants. Ces attaques de drones et d’artillerie ont fait quatre morts en Russie, y compris dans la région de Moscou, et six morts en Ukraine dont trois sur un navire cargo, selon les autorités des deux pays.
La tendance
Il était le seul opposant à Poutine et à la guerre en Ukraine encore en liberté. Boris Nadejdine, qui avait tenté d’être candidat à la présidentielle 2024 et se préparait à faire campagne pour les législatives de septembre, a été arrêté lundi à Moscou. « La police est arrivée. Ils m’emmènent au commissariat », a-t-il écrit à la mi-journée sur Telegram.
Vers 16h30, le procès-verbal établi à son encontre est apparu sur le compte. Il le met en cause pour « démonstration de symboles extrémistes » pour une vidéo de 2023, dans laquelle figure une photo de l’opposant depuis décédé Alexeï Navalny. Boris Nadejdine a par ailleurs indiqué qu’il était « emmené au tribunal ».
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
L’ancien député libéral de 63 ans avait été classé « agent de l’étranger » vendredi, selon l’agence de presse étatique Tass. « Je suis le seul candidat d’opposition indépendant en Russie qui recueille des signatures », avait-il répondu dans une vidéo sur Youtube dans laquelle il critiquait directement Vladimir Poutine. « Les conséquences de la guerre sont évidentes pour tout le monde », affirmait-il, citant la « crise du carburant » causée par les frappes de drones ukrainiens et l’inflation.
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