Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 26 juin 2026, au 1.583e jour du conflit.
Le fait du jour
Les portes de l’Europe leur sont ouvertes, à une exception notable. Bruxelles a proposé ce vendredi de prolonger d’un an, jusqu’en mars 2028, la protection accordée aux réfugiés ukrainiens dans l’UE.
Plus de 4,4 millions d’Ukrainiens fuyant le conflit avec la Russie bénéficient aujourd’hui de ce statut unique, qui leur permet de séjourner, de travailler et d’accéder à des aides dans l’Union européenne. Ils vivent principalement en Allemagne, Pologne et République tchèque. « A mesure que la guerre se poursuit, notre soutien doit lui aussi se poursuivre », a plaidé le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner.
Reste que des pays de l’Union européenne commencent à montrer des signes d’impatience face à ce conflit sans issue évidente. Ce statut unique de réfugié sera ainsi bientôt refusé aux hommes en âge de combattre, déposant leur toute première demande.
S’agit-il de discrimination à leur égard ? Certainement pas, a défendu le commissaire Magnus Brunner. « C’est quelque chose que les Ukrainiens nous ont demandé de faire », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse à Bruxelles.
Le chiffre du jour
320. C’est le nombre de prisonniers de guerre échangés camp ce vendredi par l’Ukraine et la Russie, ont annoncé Moscou et Kiev. « 160 militaires ont été libérés. Tous étaient en captivité depuis 2022 », a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un message sur les réseaux sociaux. Il a précisé que ces militaires avaient combattu lors de batailles dans l’est, le nord et le sud de l’Ukraine, au début de l’invasion russe à grande échelle lancée en février 2022.
Quelques minutes plus tôt, le ministère russe de la Défense avait annoncé cet échange. Les échanges de prisonniers sont l’un des derniers domaines de coopération entre la Russie et l’Ukraine, et le seul résultat tangible des négociations entre les deux pays.
Selon Kiev, plus de 15.000 civils ukrainiens sont en détention dans des prisons russes. En février, M. Zelensky avait affirmé qu’environ 7.000 militaires ukrainiens étaient par ailleurs en captivité.
La déclaration du jour
« La Crimée traverse « une période difficile », « la situation concernant le carburant est la plus critique » »
Les paroles sont signées du gouverneur nommé par Moscou, Sergueï Aksiono. La péninsule ukrainienne de Crimée, annexée en 2014 par la Russie, a été placée en « situation d’urgence » au niveau régional, ont annoncé vendredi les responsables russes locaux. Depuis plusieurs semaines, l’armée ukrainienne a entrepris un blocus énergétique de la Crimée en frappant des infrastructures et des camions citernes approvisionnant la péninsule.
Ces bombardements ont contraint les autorités à suspendre la vente de carburant aux particuliers en Crimée, à instaurer des coupures d’électricité, mais également à annuler toutes les colonies de vacances qui y étaient prévues cet été.
La mise en place du régime de « situation d’urgence » doit permettre de débloquer plus de moyens et prévoit théoriquement aussi la possibilité de mettre en place des restrictions visant la population locale.
La tendance
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé vendredi que les réparations avaient été achevées sur la ligne électrique principale alimentant la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine.
Les réparations, réalisées dans le cadre d’un cessez-le-feu local temporaire entre l’Ukraine et la Russie négocié par l’AIEA, ont concerné deux sites : la ligne électrique principale Dniprovska de 750 kilovolts, déconnectée depuis fin mars, et le poste de commutation de la centrale thermique de Zaporijjia, qui fournit de l’électricité à la centrale nucléaire via la ligne de secours Ferosplavna-1 de 330 kV, a précisé l’agence dans un communiqué.
Toutefois, la ligne Dniprovska n’a pas encore été remise en service « en raison de graves dommages subis par son poste électrique de raccordement, situé à plus de 100 kilomètres au nord-ouest », ajoute le gardien de la sûreté nucléaire.
« La ligne a été réparée, mais elle doit encore être remise en service », a déclaré le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, cité dans le communiqué.
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