Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 1er juin 2026, au 1.559e jour du conflit.
Le fait du jour
Le Kremlin de Vladimir Poutine critique une opération « à la limite de la piraterie internationale ». La Tagor, un pétrolier russe soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les sanctions internationales, a été intercepté dimanche par la Marine française au beau milieu de l’Atlantique, à plus de 640 km des côtés bretonnes. C’est Emmanuel Macron qui a annoncé lui-même ce lundi cet arraisonnement, le quatrième en quelques mois.
En provenance du port de Mourmansk, à l’extrême nord-ouest de la Russie, le Tagor se dirigeait vers la ville balnéaire de Limbé au Cameroun, pays dont il arborait le pavillon. Mais la Marine française estime qu’il s’agit probablement d’un faux pavillon, et a donc décidé de monter à bord du navire sur lequel voyageaient 23 membres d’équipage. Le pétrolier est actuellement escorté vers la baie de Douarnenez (Finistère) où il est attendu mardi matin. Il sera « maintenu à la disposition du procureur de la République dans le cadre [d’une] enquête de flagrance pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer ».
La déclaration du jour
« Ce n’est pas parce qu’un étranger a un titre de séjour que ça le protège d’éventuelles poursuites ou remises en cause dès lors qu’il y a des troubles à l’ordre public ou qu’il y a une menace pour les intérêts fondamentaux de la nation. »
La mise au point du ministre français de l’Intérieur alors que le cas de la Russe Xenia Fedorova, qui défend régulièrement des positions pro-russes dans les médias de la galaxie Bolloré, continue d’agiter la classe politique. Interrogé sur France Inter, Laurent Nuñez a aussi assuré qu’il n’y avait eu aucune « intervention » du gouvernement lors de la prolongation en 2024 du titre de séjour de la chroniqueuse et ex-patronne de la chaîne russe RT en France, interdite au début du conflit.
Le chiffre du jour
8.150. Le nombre de drones longue portée russes qui ont visé l’Ukraine au mois de mai, selon une analyse de l’AFP sur la base des données de l’armée de l’air ukrainienne. Un record auquel s’ajoute le lancement de 200 missiles.
La tendance
Un signe que la stratégie ukrainienne des frappes en profondeurs sur des infrastructures pétrolières porte ses fruits, au-delà des spectaculaires incendies qu’elle provoque ? La Russie a interdit ce lundi l’exportation de carburant d’aviation.
Cette mesure, en vigueur jusqu’au 30 novembre, « vise à garantir un approvisionnement fiable et ininterrompu du marché intérieur en carburant », a justifié le gouvernement russe dans un communiqué. Cette interdiction ne s’applique pas aux livraisons effectuées dans le cadre d’accords intergouvernementaux ou aux réservoirs techniques des avions, précise le document.
Retrouvez tous nos articles sur la guerre en Ukraine
La Russie, l’un des plus grands producteurs mondiaux de pétrole, a déjà interdit l’exportation d’essence automobile jusqu’au 31 juillet, en prévision de la période de forte demande saisonnière cet été.
Cette nouvelle décision entre en vigueur alors que les marchés mondiaux de l’énergie sont perturbés par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz, qui ont accru la demande vers les exportations russes.
La source de cet article se trouve sur ce site

