Guerre en Ukraine : Kiev sous le choc après les bombes sur la cathédrale, Macron met la pression sur Trump

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 15 juin 2026, au 1.572e jour du conflit.

Le fait du jour

Une tragédie doublée d’une catastrophe patrimoniale. Au moins 11 personnes ont été tuées lundi dans une série de frappes russes sur des villes d’Ukraine et un incendie a ravagé le toit de la cathédrale de la Dormition à Kiev. Cet édifice orthodoxe, emblématique de la capitale, est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Selon le président ukrainien Zelensky, qui s’est rendu sur place, la Russie a visé « délibérément » avec deux drones « la partie de la ville » où se trouve le monastère. Le père Makary, l’un des religieux qui officie sur le site, considère, lui aussi, que la Russie visait spécifiquement cette « perle de l’architecture ukrainienne ». « Ils ne veulent pas seulement nous détruire physiquement, mais avant tout effacer notre mémoire », assure le prêtre.

Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont indiqué avoir récupéré des débris d’un drone Gueran-2 russe sur le site de l’impact. Le ministère russe de la Défense a de son côté démenti avoir visé la cathédrale, qui a également une forte importance religieuse pour la Russie, et assuré qu’elle a été touchée par un missile de fabrication américaine Patriot tiré par la défense antiaérienne ukrainienne.

La déclaration du jour

« Ce que je veux, c’est avoir des Américains qui se disent « on est avec vous, on va continuer d’aider l’Ukraine, on va mettre la pression davantage sur la Russie » »

Les paroles sont signées Emmanuel Macron ce lundi auprès de TF1. Le président français espère convaincre son homologue américain Donald Trump de mettre davantage la « pression » sur la Russie lors du sommet du G7 qui s’ouvre ce lundi soir à Evian. « La bonne négociation, c’est l’Ukraine et la Russie autour de la table, mais avec les Européens et les Américains qui sont là », a-t-il ajouté.

Les discussions se sont jusqu’ici déroulées sous médiation américaine, sans les Européens. Les Etats-Unis sont, en outre, surtout concentrés sur le règlement du conflit qu’ils ont déclenché en Iran le 28 février.

Les Européens espèrent aussi convaincre Donald Trump de revenir à une position plus équilibrée en faveur de l’Ukraine, alors que ses émissaires ont envisagé des concessions territoriales en faveur de la Russie allant au-delà de la ligne de front. « C’est un allié qui pensait pouvoir finir vite la guerre en Russie il y a un an et demi, qui a vu la difficulté à nos côtés, qui ne finance plus l’effort de guerre », a rappelé le président français.

La tendance

Volodymyr Zelensky a affirmé ce lundi qu’il avait proposé de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine lors du G7 en France, mais que la Russie « n’est pas prête » à négocier une fin de la guerre en Ukraine. « Nous avons transmis le message que nous sommes prêts à rencontrer (Vladimir) Poutine au G7, car (Donald) Trump y est, (Emmanuel) Macron y est, (Keir) Starmer, (Friedrich) Merz, donc les Européens plus les Américains. C’est une très bonne opportunité de se rencontrer tous », a indiqué le dirigeant ukrainien en anglais à des journalistes.

« L’Europe et les Etats-Unis ont donné leur accord, et la Russie a montré une fois de plus qu’ils ne sont pas prêts à parler », a dit Volodymyr Zelensky, estimant qu’il faut accentuer la pression sur le président russe, « jusqu’à ce qu’il mette fin à la guerre ».

Le chiffre du jour

27. C’est le nombre de pays membres que compte l’Union Européenne. L’Ukraine n’en fait pas partie mais, après des années de blocage, l’Ukraine a franchi ce lundi un pas important sur la voie de son adhésion à l’Union européenne. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE, réunis à Luxembourg, ont officiellement ouvert dans l’après-midi une première série de négociations avec l’Ukraine et la Moldavie, après la levée d’un veto hongrois qui bloquait tout le processus depuis 2024. D’autres chapitres de négociations vont être abordés d’ici à la fin juillet.

En parallèle, Kiev doit encore accomplir un énorme travail pour reprendre l’ « acquis communautaire ». Autrement dit, les très nombreuses règles et normes en vigueur dans l’UE, de l’environnement à l’agriculture en passant par le marché intérieur.

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