Alors qu’un cessez-le-feu est théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, les armes ne se taisent absolument pas dans le sud du Liban. Les affrontements s’y poursuivent entre Israël et le Hezbollah, malgré une nouvelle session de pourparlers entre diplomates libanais et israéliens aux Etats-Unis.
Si ce n’était l’obstacle du Hezbollah – opposé à ces négociations –, Israël et le Liban pourraient conclure un accord de paix « dès demain », a toutefois assuré mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, au premier jour de cette quatrième session de négociations depuis le début de la guerre le 2 mars.
Netanyahou contredit Trump
Des délégations d’Israël et du Liban, qui n’entretiennent pas de relation diplomatique, se sont rencontrées au département d’Etat à Washington. « Les progrès continuent sur les aspects politique et sécuritaire », a déclaré en fin de journée le porte-parole de la diplomatie américaine, Tommy Pigott. Les discussions vont reprendre ce mercredi.
Lundi, Donald Trump avait pour sa part annoncé que Benyamin Netanyahou s’était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait « cesser totalement le feu »… avant que le Premier ministre israélien ne réaffirme qu’Israël « frapperait des cibles terroristes à Beyrouth » si le Hezbollah poursuivait ses attaques. Et mardi, son ministre de la Défense, Israël Katz, est revenu à la charge, affirmant que les Etats-Unis avaient « validé le principe ».
L’armée israélienne a ainsi frappé dans la journée une vingtaine de localités, tandis que le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques contre les militaires israéliens qui occupent une partie du Sud. Ces frappes ont fait mardi cinq morts, dont un enfant, et 48 blessés, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui précise que parmi les blessés figurent « un médecin et cinq employés de l’hôpital public de Tebnine ».
Des milliers de morts
Benyamin Netanyahou a également martelé que son armée « continuerait à opérer comme prévu dans le sud du Liban », où elle progresse comme jamais depuis près de 30 ans, affirmant vouloir y « écraser » le Hezbollah pour protéger le nord de son pays de ses attaques.
Début mars, le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale pour soutenir l’Iran, provoquant une intense campagne de frappes israéliennes qui ont fait 3.468 morts selon le ministère libanais de la Santé, dont 35 depuis lundi. Plus d’un million de personnes ont été déplacées. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.
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Pour trouver un accord, les Etats-Unis insistent pour séparer les négociations israélo-libanaises de celles avec l’Iran, ce que refuse Téhéran. Les discussions avec la République islamique pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne se poursuivent, « sans interruption », a par contre soutenu Donald Trump, réfutant les informations selon lesquelles Téhéran avait suspendu le dialogue à cause de l’offensive israélienne au Liban.
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