Les tensions sont remontées d’un cran dans le détroit d’Ormuz. Les Etats-Unis ont annoncé, mardi soir, le lancement d’une série de « frappes puissantes » contre l’Iran ainsi que le rétablissement des sanctions américaines sur le pétrole iranien. Washington affirme répondre à plusieurs attaques ayant visé des navires commerciaux dans cette zone stratégique.
Les médias d’Etat iraniens ont confirmé une série d’explosions. Selon la chaîne d’information IRIB, six explosions ont été entendues sur l’île iranienne de Qeshm, sept dans la ville de Sirik et d’autres encore dans la grande ville portuaire de Bandar Abbas (sud). « L’Iran adresse un sérieux avertissement quant aux conséquences de la violation du traité par les Etats-Unis et prendra des mesures décisives pour protéger ses intérêts et sa sécurité nationale », a déclaré le ministère dans un communiqué publié sur Telegram par la télévision d’Etat (Irib).
« Les agissements de l’Iran sont inacceptables »
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué avoir lancé une « série de frappes puissantes » en représailles à des « attaques iraniennes », qualifiées de « violation flagrante du cessez-le-feu ». Un responsable américain a également déclaré que « Les agissements de l’Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis », alors que Washington interdit désormais les « nouvelles transactions » d’hydrocarbures iraniens à compter de mardi.
L’Arabie saoudite a condamné « le ciblage par la République islamique d’Iran du pétrolier saoudien Wedyan » ainsi que celui « du méthanier qatari Al-Rakayyat », dénonçant « une atteinte à la sécurité de la navigation internationale et à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». Le Qatar a convoqué le chargé d’affaires iranien et lui a remis une note demandant à Téhéran de « cesser immédiatement toute pratique portant atteinte à la sécurité régionale », tout en exigeant « des explications sur cette attaque ». L’Iran a dénoncé, par la voix de son porte-parole Esmaïl Baghaï, une mise en cause « inacceptable ».
Des frappes en pleines funérailles nationales
Sans désigner de responsable, l’agence britannique UKMTO a également signalé un pétrolier endommagé par un projectile non identifié et un navire-citerne frappé par un drone d’origine inconnue. L’agence précise qu’aucun blessé ni aucun dégât environnemental n’ont été constatés dans les trois incidents. Le site Axios affirme par ailleurs que l’Iran a « tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux », en citant deux responsables américains.
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Cette nouvelle dégradation de la situation intervient alors que l’Iran organise depuis samedi des funérailles nationales de six jours pour son guide suprême, Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre lors de frappes israélo-américaines. Son corps est arrivé en Irak pour des processions à Najaf et Kerbala.
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