Les renseignements américains à l’affût. Le Pentagone a relevé le niveau de menace en matière de contre-espionnage concernant Israël à son niveau le plus élevé, ont rapporté samedi plusieurs médias américains. L’agence de renseignement militaire du ministère de la Défense, la Defense Intelligence Agency (DIA), a déclaré que « la capacité d’Israël à mener des opérations d’espionnage humain et de collecte technique se situait à un « niveau critique » », a indiqué NBC News, citant des responsables américains.
Cette décision fait suite à des inquiétudes selon lesquelles Israël aurait tenté d’espionner de hauts responsables américains, afin d’obtenir des informations sur « les délibérations internes et la prise de décision de l’administration Trump concernant les conflits au Moyen-Orient », a indiqué la chaîne de télévision américaine.
De son côté, le New York Times a fait état de tentatives israéliennes pour mettre sur écoute des hauts responsables, notamment le principal négociateur du président Donald Trump, Steve Witkoff, et le haut responsable politique du Pentagone, Elbridge Colby.
Relation tendue entre Trump et Netanyahou
Depuis les frappes conjointes entre les Etats-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février qui ont lancé la guerre, la relation entre le président américain et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou semble tendue. Donald Trump a eu un échange musclé, truffé d’injures, lors d’une conversation téléphonique avec le dirigeant israélien, dans lequel il aurait dit que son interlocuteur était « complètement cinglé », selon le média Axios.
Les deux hommes s’entretenaient au sujet des menaces d’Israël de bombarder la capitale libanaise, Beyrouth, Donald Trump craignant que cela ne sape les discussions américaines avec Téhéran. Dans une interview au New York Post, Donald Trump a confirmé mercredi avoir eu un échange véhément avec Benyamin Netanyahou, affirmant être mécontent de la politique israélienne au Liban.
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