Pour faire plier Téhéran dans la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump change une nouvelle fois de stratégie. Le président des Etats-Unis a en effet laissé entendre dimanche qu’il était prêt à laisser la pression économique s’intensifier contre l’Iran, semblant ainsi renoncer à ordonner de nouvelles frappes militaires.
« On reste discrets », a déclaré le locataire de la Maison-Blanche, selon le média en ligne Axios, qui a indiqué s’être entretenu avec lui lors d’un bref échange téléphonique. « Nous ne faisons que semi-négocier avec eux. Nous nous contentons d’observer l’Iran, avec son inflation galopante et le fait qu’il n’a plus d’argent », a-t-il dit en adoptant un ton clairement mesuré.
Trump joue « une partie d’échecs » contre l’Iran
Il y a à peine une semaine, Donald Trump avait lancé la dernière d’une série de menaces visant à frapper durement l’Iran, avant de faire marche arrière, disant espérer un accord rapide sur la réouverture du détroit d’Ormuz. Mais les Gardiens de la révolution ont insisté dimanche sur le fait que ce passage stratégique restera verrouillé tant que Washington n’acceptera pas « toutes » les conditions posées par Téhéran, éloignant l’espoir d’un règlement rapide du conflit.
Selon Axios, Donald Trump a relevé que l’économie iranienne était « en très mauvais état » et il n’a formulé aucune nouvelle menace de frappes. Au contraire. « Ça va s’arranger. Ça finit toujours par s’arranger. C’est comme une partie d’échecs », a affirmé le président américain à propos de la confrontation avec l’Iran.
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La réouverture du détroit d’Ormuz est désormais la priorité numéro un de Donald Trump, loin devant le nucléaire et les missiles iraniens évoqués fin février pour justifier l’offensive israélo-américaine. Ces derniers jours encore, il n’a cessé de promettre que les discussions allaient bon train et que la réouverture du détroit était imminente.
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