Se dirige-t-on enfin vers une solution de paix durable à Gaza ? Les négociations engagées depuis plusieurs semaines en Egypte ont franchi une nouvelle étape jeudi. Donald Trump a annoncé qu’un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un point central de la deuxième phase du plan de paix des Etats-Unis visant à mettre fin à la guerre.
Sur son réseau Truth Social, le président américain a affirmé que « le Conseil de Paix (créé pour la reconstruction de Gaza) a conclu un accord historique pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza. Il s’agit d’une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables ». Il a ajouté que les forces israéliennes se retireraient de Gaza « à mesure que le désarmement s’achève ».
« Une étape monumentale vers la paix », dit Trump
Des hauts responsables du Hamas, le mouvement islamiste palestinien, ont confirmé qu’un accord avait été trouvé « concernant la question des armes » ainsi que sur « un retrait progressif » des forces israéliennes de Gaza. Cette deuxième phase du cessez-le-feu, entré en vigueur en octobre dernier, prévoit également le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
Le Hamas a indiqué pour sa part compter sur les médiateurs et sur le « Conseil de paix » afin de garantir le respect des engagements pris par Israël. Une réunion réunissant l’Egypte, les Etats-Unis, le Qatar et la Turquie doit se tenir prochainement au Caire, selon la chaîne égyptienne Al-Qahera News.
La question du stockage des armes
Selon un responsable du Hamas, les armes devront être remises au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), chargé d’assurer la gestion du territoire durant la période de transition. « Le Comité national sera la seule entité habilitée à détenir, stocker ou contrôler des armes à Gaza », a-t-il déclaré. Basé en Egypte, le NCAG ne peut toutefois pas accéder à la bande de Gaza, d’après les médias égyptiens et palestiniens.
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Début juillet, le Hamas avait annoncé la dissolution du comité chargé des affaires civiles depuis 2007 afin de transférer ces responsabilités au NCAG. Plusieurs responsables européens et arabes plaident toutefois pour une solution politique impliquant les institutions palestiniennes existantes, tandis qu’Israël refuse à ce stade un retour du Hamas au pouvoir comme une prise de contrôle directe de Gaza par l’Autorité palestinienne.
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