France – Suède : « Ça fait un peu peur »… Les Bleus terrorisent-ils vraiment les autres pays à la Coupe du monde ?

De notre envoyé spécial à Boston,

Depuis notre arrivée sur le sol américain, il y a maintenant un peu plus de deux semaines, on a eu le temps de voir un paquet de choses capables de vous glacer le sang : l’état des routes, les énormes trucks qui vous doublent par la droite à 100 km/h, les gyros hurlant de la police qui vous demande de vous ranger sur le bas-côté, les camés à Philadelphie ou les consignes du Metlife Stadium à New York interdisant de rentrer avec un pistolet.

Mais rien n’atteindra l’état dans lequel se trouvent toutes les sélections qui voient l’équipe de France, qui affronte la Suède mardi en 16e de finale, rouler sur la Coupe du monde. Trois matchs, trois victoires, dix buts marqués, un potentiel offensif capable d’être recruté par Donald Trump pour mitrailler tout pays belligérant, une première place et une impression de facilité dégagée qui effraie à peu près tout le monde sur son passage.

« L’équipe de France fait partie des meilleures nations »

Même Ibrahimovic, pourtant le premier à dire que Zlatan n’a peur de personne, c’est tout le monde qui a peur de Zlatan, a eu les guiboles qui tremblaient après la démonstration face à la Norvège (4-1) vendredi. « Si vous regardez les trois matchs, ils ont l’effectif le plus profond, les joueurs brillent, même le gardien brille, a assuré le Suédois sur le plateau de Fox Sports. S’ils le veulent, ils peuvent gagner. Ils ont les meilleures chances de gagner la Coupe du monde. […] Ils sont tous connectés. Ça fait un peu peur. »

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Avant même le début de ce Mondial, les oreilles tricolores ne cessaient d’entendre les louanges sur leur potentiel offensif de taré, sur ces « deux « équipes » qui pourraient être championnes du monde. Et la phase de groupe n’a fait qu’amplifier le phénomène. Jusqu’à ce que Stale Solbakken, le sélectionneur de la Norvège, préfère ne pas faire du tout jouer ses titulaires face aux Bleus pour leur éviter une sinistrose aiguë pour la suite de la compétition (c’est notre théorie).

« L’équipe de France fait partie des trois ou quatre équipes favorites pour s’imposer, avait indiqué Solbakken après la rencontre. Mais je pense en tout cas qu’elle possède le meilleur quatuor offensif de la compétition, avec Kylian Mbappé, Michael Olise, Désiré Doué et Ousmane Dembélé. » Avant de vite s’échapper dans le car, le défenseur Kristoffer Ajer nous avait aussi glissé deux trois mots allant dans ce sens.

« Il y a de très fortes sélections dans cette Coupe du monde, mais je pense que l’équipe de France fait partie des meilleures. »

Même les Brésiliens sont admiratifs

Alors, faire peur à la Norvège, c’est une chose, faire frissonner les principaux candidats en est une autre. Pas de jaloux, ils sont à peu près dans le même état. Il n’y avait qu’à voir l’état de nos confrères étrangers dans les entrailles du Gillette Stadium vendredi pour comprendre que la France avait frappé un grand coup. A l’image de Conrado Giuletti, journaliste brésilien qui travaille pour ESPN.

En attendant de voir les joueurs français arriver en zone mixte, il n’a cessé de nous répéter que les Bleus étaient vraiment les grands favoris de ce tournoi avant de vanter la doublette Dembélé-Mbappé, « sans équivalent ». « Au Brésil, on parle beaucoup de la France et de Messi. Chez nous, la victoire face à l’Ecosse et la performance de Vinicius nous ont donné un peu de confiance, mais la France reste quand même au-dessus », nous a-t-il dit agrémentant ses propos par quelques onomatopées illustrant bien son admiration pour le jeu proposé par les hommes de Didier Deschamps.

Heureusement pour les Auriverdes, un affrontement contre les Bleus ne sera possible qu’en finale, pour un remake de la finale de 1998. Un autre remake pourrait avoir lieu en demi-finale pour les Bleus. Deux ans après leur élimination en demi-finale de l’Euro par la Roja, Espagnols et Français pourraient se retrouver aux Etats-Unis au même stade de la compétition.

« La France ne doit pas se renier »

Une perspective qui effraie un peu Javier de la Sotilla, journaliste à La Vanguardia, alors que les coéquipiers de Lamine Yamal font aussi partie des favoris. Non seulement en raison des sorties conquérantes des Bleus, mais aussi des problèmes de la Roja, qui s’est cassé les pattes face au Cap Vert (0-0) et a eu toutes les peines du monde à battre l’Uruguay (1-0).

« L’Espagne n’est clairement pas au niveau de la France, assure-t-il. La France est la favorite de ce Mondial, sans aucune comparaison possible, avec cette attaque létale impossible à arrêter en contre-attaque et ses trois candidats au Ballon d’or (Mbappé, Dembélé et Olise). Je ne les vois pas trébucher, même si on a pu voir quelques vulnérabilités derrière. Ça pourrait leur coûter cher dans cette phase à élimination directe, mais même si on leur marque des buts, ils en mettront toujours beaucoup. »

Toute l’actu de la Coupe du monde

« Je pense que même les autres pays en ont peur de cette attaque, c’est un potentiel inégalé, reprend notre confrère. S’ils arrivent à maintenir ce style vertical et offensif, c’est imparable. Par contre, s’ils commencent à se renier et resserrer un peu le jeu pour mieux défendre, là ils seront plus vulnérables. »

Finalement, les seuls à encore être assez hermétiques aux prestations françaises restent les Argentins. Peut-être à raison, car les exploits de l’attaque tricolore ne sont réalisés, chez l’Albiceleste que par un seul homme. Et ce n’est pas le genre de Leo Messi, octuple vainqueur du Ballon d’or, d’avoir peur. On lui conseille quand même de rester sur ses gardes.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img