France – Espagne : « Groupe qui vit bien », solidarité avec Deschamps… Comment expliquer l’énorme cohésion de ces Bleus ?

De notre envoyé spécial à Dallas,

Le nom de Kylian Mbappé est, bien sûr, revenu à plusieurs reprises. Mais, derrière les doubles bâches posées autour du stade de la Southern Methodist University, où s’entraînaient les Bleus lundi, les noms de Dembélé, Doué ou Olise ont aussi été mentionnés par les dizaines d’enfants qui tentaient de se faire remarquer. Symbole de cette équipe de France, qui affronte l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde ce mardi, où le collectif prime sur tout le reste.

Plus que ce système à quatre attaquants, un Mbappé stratosphérique ou cette charnière de mutants Saliba-Upamecano, la grande réussite de Didier Deschamps est d’avoir construit, encore, un groupe prêt à aller à la guerre pour le petit copain. Et peu importe que certains jouent ou pas, comme l’indiquait Ibrahima Konaté, qui a eu droit à quelques miettes depuis le début de la compétition, tout le monde pousse dans le même sens :

« En toute honnêteté, il (Didier Deschamps) est fort. Il y a beaucoup d’honnêteté de son côté. Le plus important, c’est la Coupe du monde, ça se joue tous les quatre ans. C’est difficile mais si ça se passe bien, qu’est-ce que vous voulez lui dire ? C’est qu’il a eu raison. Notre rôle c’est de s’unir, s’entraider. »

« Vous méritez de connaître le meilleur »

L’entraide, l’union, la cohésion, la solidarité… Trouvez tous les synonymes que vous voulez, on en reviendra toujours au même point. A cette formule que les joueurs balancent souvent à tort et à travers qui fait le sel de cette équipe de France version 2026 : « Le groupe vit bien ». Très très bien même, au point où même Franck Raviot, l’entraîneur des gardiens des Bleus, a tenu à saluer cette équipe de fous au moment de célébrer son anniversaire dans un discours assez émouvant :

En cliquant sur « Accepter les cookies », vous consentez au dépôt de cookies par 20 Minutes (contenus interactifs) et pourrez ainsi accéder à ce contenu interactif.

Vous pouvez, à tout moment, modifier vos choix cookies ou retirer votre consentement en bas de nos pages.

En savoir plus sur notre politique de cookies.

« Je vais vous faire part de sentiments. Des sentiments très profonds, très sincères et très honnêtes. Le plaisir que j’ai d’être parmi vous est inestimable. […] Vous avez commencé à écrire une grande histoire. J’espère que celle-ci deviendra extraordinaire. Pourquoi ? Parce que vous le méritez tous. Vous méritez de connaître le meilleur. Alors soyez forts, encore. Plus que jamais. Tous ensemble. »

« Un très beau discours qui nous a touchés », a rapporté Jules Koundé. Le latéral droit des Bleus estime que cette cohésion de groupe ne date pas de cette Coupe du monde ou même de cette année, mais qu’elle remonte même à la dernière édition au Qatar, où les Bleus avaient échoué de peu en finale face à l’Argentine. « On est un groupe qui s’est construit, qui vit très bien, tout le monde a l’esprit tourné vers le même objectif, et c’est ce qui fait notre force », reprend le Barcelonais.

« Beaucoup de gens marrants dans cette équipe »

Mais comment expliquer que ce groupe vive aussi bien alors que la moitié de l’équipe dispute sa première Coupe du monde ? Certains évoquent le même âge, les mêmes centres d’intérêt, les mêmes délires, ce que confirmait William Saliba il y a quelques semaines :

« On s’amuse bien. C’est ce qui fait notre force, ça permet aussi de faire redescendre la pression dans une compétition comme ça. Quand on n’est pas sur le terrain, on rigole bien. Il y a beaucoup de gens marrants dans cette équipe, ça fait passer le temps plus rapidement. »

La joie des Français après un but face au Maroc.
La joie des Français après un but face au Maroc. - Liu Lu

Ensemble depuis un mois et demi, les joueurs ne semblent pas être lassés du temps passé ensemble. Sur le temps libre, au-delà des jeux ou des sorties en famille autorisées par le staff, quelques petits groupes en profitent également, de leur propre chef, pour analyser certaines phases de jeu. « On a toujours essayé de prendre nos responsabilités, a déclaré Adrien Rabiot lundi. On communique beaucoup, on a des temps à l’hôtel où on cherche à analyser les matchs entre nous, par petits groupes. Ce sont des choses importantes, par de là de ce que peut nous apporter le coach, le staff. Ce sont des choses qu’on ressent nous sur le terrain. »

Jouer pour Didier Deschamps

En parlant de coach, une donnée est également à prendre en compte pour expliquer cette équipe unie envers et contre tous : le décès de la maman de Didier Deschamps en pleine compétition a eu des répercussions sur le groupe. « Les difficultés qu’a connues le coach nous ont rapprochés et resserrés », assure le milieu de terrain de l’AC Milan, alors que le sélectionneur s’était absenté quelques jours pour rentrer en France pour les obsèques.

Toute l’actu de la Coupe du monde 2026

Dans les jours qui ont suivi ce triste épisode, les joueurs n’ont cessé de répéter leur envie de « jouer pour le coach », lui qui quittera l’équipe de France après la Coupe du monde, après quatorze ans de service. « Il y a l’envie de tout donner sachant que c’est aussi la dernière compétition du coach, a ajouté Rabiot. Il y a plein de choses qui font que ça semble être le bon moment. Tout est au vert. » Il n’y a plus qu’à espérer que le feu ne passera pas au rouge ce soir.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img