
L’interdiction en France du démarchage téléphonique sans consentement préalable est entrée en vigueur ce mardi 11 août. Si cette mesure vise à protéger les consommateurs français, ses conséquences pourraient être considérables au Maroc, où de nombreux centres d’appel travaillent pour des entreprises françaises.
Selon les journalistes Ghita Zine, de Yabiladi, et Omar Kabbadj, de Ouest-France, entre 40 000 et 50 000 pourraient être menacés. Cette estimation avait été avancée en mars par le ministre marocain de l’Emploi, Younes Sekkouri.
La réforme impose désormais aux professionnels de recueillir l’accord explicite d’un consommateur avant toute prospection téléphonique. Une exception demeure lorsque l’appel concerne un contrat en cours. Le nouveau dispositif remplace la liste d’opposition Bloctel. La DGCCRF confirme que cette réglementation découle de la loi française du 30 juin 2025.
Le estime que la réforme pourrait affecter jusqu’à 80 % du volume d’activité de certaines entreprises. La Fédération marocaine de l’externalisation des services avance toutefois un chiffre nettement inférieur, évaluant la part du démarchage téléphonique à seulement 15 % à 20 % de l’ensemble du secteur.
Plus de 60 % des entreprises concernées seraient de petites ou moyennes structures, particulièrement vulnérables à une chute brutale de leur activité.
Ayoub Saoud, secrétaire général de la Fédération nationale des centres d’appel et métiers de l’offshoring, affirme que certains établissements ont déjà fermé ou annoncé leur fermeture. D’autres ne seraient pas certains de reprendre leurs activités après les congés du mois d’août.
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