Bienvenue sur la Croisette ! Jusqu’au 23 mai, stars et cinéphiles (et quelques pique-assiette aussi) se donnent rendez-vous à Cannes pour le plus grand festival de cinéma du monde. Alors forcément, 20 Minutes est sur le coup.
Le Festival de Cannes comme si vous y étiez ? C’est tous les soirs avec notre récap. Ce vendredi, troisième jour de compétition, Virginie Efira présentait deux films à elle toute seule, et deux binômes d’acteurs ont répondu à nos questions : Artus/Franck Dubosc et Pierre Niney/Vincent Cassel
Le film du jour
Virginie Efira par-ci, Virginie Efira par-là. Au lendemain de la présentation du film d’Asghar Farhadi, Histoires parallèles, où elle a un des premiers rôles, la comédienne montait les marches pour Soudain, le nouveau chef-d’œuvre de Ryūsuke Hamaguchi. Pour sa troisième fois en compétition, le cinéaste japonais livre une fresque intime de 3h16, tournée pour la première fois en France.
Le film suit Marie-Lou (Virginie Efira, donc), directrice d’un EHPAD parisien prônant une méthode de soin basée sur l’empathie : l’Humanitude. Sa vie bascule lors de sa rencontre avec Mari (Tao Okamoto), une dramaturge japonaise atteinte d’un cancer incurable. Entre ces deux femmes naît une amitié bouleversante, nourrie par leurs échanges sur la vie, l’art et la dignité face à la mort.
Fidèle à son style, Ryūsuke Hamaguchi déploie des dialogues fleuves et une mise en scène d’une précision chirurgicale. Cette coproduction franco-japonaise s’impose déjà comme un candidat sérieux pour la Palme d’Or 2026.
La photo du jour
Franck Dubosc et Artus au pays de Molière. Les deux comédiens ont évidemment joué avec les photographes pour la présentation, hors compétition, du film Les Caprices de l’enfant Roi. Ces deux stars de la comédie populaire connaissent l’un et l’autre des carrières étonnantes qui leur permettent d’utiliser d’autres cordes à leurs arcs. Que ce soit la scène, la réalisation ou des rôles dramatiques. Mais devant un public de photographes conquis, le naturel comique revient au galop.
La phrase du jour
« Je ne peux, sans aucune justification, accepter le fait que la vie soit ôtée à un être humain, que ce soit une guerre, que ce soit des exécutions ou que ce soit de massacrer des manifestants. »
Le réalisateur iranien Asghar Farhadi a dénoncé vendredi les morts civiles provoquées par les bombardements israélo-américains en Iran et le « massacre » des manifestants par la République islamique en janvier. Évoquant « deux évènements tragiques », Asghar Farhadi, l’un des plus grands noms du cinéma iranien, a déploré « la mort de nombreux innocents, des enfants, des civils qui sont morts pendant la guerre, pendant l’attaque qu’a subie l’Iran. »
Le réalisateur iranien s’exprimait en farsi, traduit en français, lors de la conférence de presse de présentation d’Histoires parallèles. Son film, tourné en français, a été projeté jeudi soir à Cannes.
« Et avant cette guerre, ça a été la mort de nombreux manifestants, des personnes qui étaient descendues dans la rue pour protester, qui étaient tout aussi innocentes et qui ont été massacrées », a-t-il ajouté.
L’article du jour
À Cannes, Pierre Niney et Vincent Cassel brillent dans Histoires parallèles d’Asghar Farhadi. Ce suspense psychologique suit une romancière (Isabelle Huppert) dont les fictions sur ses voisins s’entremêlent dangereusement à la réalité. Entre hommage à Hitchcock et réflexion sur l’image de l’acteur, le film brouille les pistes entre vérité et mensonge, dominant et dominé.
Les deux comédiens ont répondu aux questions de 20 Minutes et ont débattu sur le plaisir à jouer de la frontière floue entre réalité et fiction, en tant qu’acteurs et personnalités publiques.
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