Exode massif des Gazaouis de la ville de Gaza

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Exode massif des Gazaouis de la ville de Gaza

La bande de Gaza connaît depuis plusieurs semaines un déplacement massif de sa population, conséquence directe des bombardements et de l’avancée des opérations militaires. Selon des estimations relayées par N12, plus de 5 000 habitants ont quitté le nord de l’enclave et la ville de Gaza la semaine dernière, pour tenter de rejoindre le sud.

Des zones saturées et un coût insoutenable
Les rues des villes de Deir al-Balah, Khan Younès ou encore Al-Mawasi se remplissent de tentes et d’abris précaires. Mais ces solutions de fortune sont loin d’être accessibles à tous. Le prix d’une tente varie aujourd’hui entre 1 000 et 2 000 dollars, un montant exorbitant pour une population largement appauvrie.

Khaled, un habitant de Gaza, décrit une situation intenable : « Ce n’est ni une évacuation totale ni systématique. Les gens se déplacent vers des zones déjà saturées, mais il n’y a pas assez d’espace pour tous. Environ deux millions de personnes sont confinées dans une petite zone de la bande. Les familles sont fatiguées d’être déplacées sans fin. »

Le problème ne se limite pas aux tentes. Le coût des bâches, du bois pour le chauffage et du matériel de base explose. Même dans le sud, de nombreux habitants fuient encore vers l’ouest de Khan Younès, faute de place pour s’installer.

Des attaques toujours intenses
Pendant que les Gazaouis se déplacent, les bombardements se poursuivent. Des frappes israéliennes ont été rapportées dans plusieurs quartiers du nord, notamment Sheikh Radwan, Zeitoun et le camp de réfugiés de Jabalia.

L’armée israélienne, par la voix de son porte-parole en arabe, le colonel Avichai Edrei, a exhorté les habitants à quitter le nord avant « la prochaine phase de la guerre ». Il a précisé que des zones au sud, comme Al-Mawasi, avaient été identifiées pour accueillir les évacués et que Tsahal y installait des tentes, des centres de distribution d’aide humanitaire et de nouvelles infrastructures d’eau.

Témoignages de désespoir
Sur les réseaux sociaux, la colère et le désarroi dominent. Elena, habitante de Gaza, décrit une situation insoutenable : « Une petite tente coûte plus de 2 000 dollars. Combien de familles pauvres peuvent se le permettre ? Et si l’on choisit de louer un appartement, le loyer atteint 1 500 dollars par mois. Nous sommes condamnés à une exécution lente. »

Youssef Fares va plus loin : « Seuls les plus riches peuvent se permettre de louer un terrain, d’acheter une tente, de disposer de toilettes ou d’un réservoir d’eau. La majorité est trop pauvre pour envisager un tel déplacement. Beaucoup mourront, non par choix, mais par incapacité à fuir. »

D’autres témoignages mettent en lumière la détresse psychologique des habitants. Ayman confie : « Dois-je partir ou rester ? Si je pars, je n’ai aucune garantie de sécurité. Si je reste, je risque les bombardements. La douleur n’est pas seulement physique, elle est mentale. »

Pour Ihab Al-Hilu, le sud est déjà « surpeuplé au-delà de ses capacités », accusant l’armée israélienne de vouloir concentrer une population immense dans un espace exigu. « Gaza ne fait que 365 km². On nous enferme, sans eau, sans électricité, sans espoir », déplore-t-il.

Enfin, Marah exprime une volonté de solidarité : « Nous connaissons tous le désespoir du déplacement et l’humiliation. Pourquoi ne pas nous unir pour prendre soin les uns des autres ? »

Une enclave sous pression
Avec une superficie réduite et une densité déjà parmi les plus élevées du monde, Gaza n’offre que peu de solutions aux déplacés. Les zones identifiées comme refuges par Israël apparaissent insuffisantes pour absorber l’exode massif. Entre la flambée des prix, la rareté des ressources et la crainte de nouvelles frappes, les Gazaouis vivent un dilemme permanent : fuir au prix de l’endettement et de l’incertitude, ou rester au risque de leur vie.

Cette situation, marquée par l’absence d’abris accessibles et la surcharge des infrastructures, souligne une fois encore la fragilité de la population civile, prise au piège entre opérations militaires et survie quotidienne.

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5 Commentaires

  1. Cette situation, c’est ces mêmes Ghazaoui, qui ont applaudi les horreurs du Hamas, qui serait prête à revoter pour eux, c’est avant qu’il fallait réfléchir. Ce qu’il subisse n’est rien à côté du sept 7 octobre. je ne les plains pas.!!!

  2. Les journalistes leurs donnent des noms européens pour susciter l’empathie des européens. C’est la même raison pour laquelle ils ont fait de Ahed Tamimi une “figure de la résistance palestinienne” depuis qu’elle a 12 ans : ils ont pris une des rares petites blondinette aux yeux bleus à la peau claire de Gaza pour l’envoyer jeter des cailloux ou donner des claques aux soldats devant les caméras parce que les européens vont se projeter plus facilement et… Bon produit médiatique !

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