Après plus de huit mois en mer et alors que l’équipage connaîtrait des conditions de vie déplorable, l’USS Abraham Lincoln doit prochainement quitter sa zone de déploiement. Vendredi, Donald Trump a confirmé que le porte-avions américain allait être relevé par un bâtiment « très similaire ». Selon les médias américains, l’USS George Washington doit prendre sa place.
Le président américain a toutefois écarté les inquiétudes exprimées par certaines familles de marins sur la durée de la mission et les conditions de vie à bord. « Non, elles ne sont pas inquiètes », a-t-il répondu à une journaliste avant un déplacement dans l’Etat de New York à Garden City. Interrogé sur la longueur du déploiement, alors que les missions en mer ne dépassent généralement pas six mois, il a ajouté : « Non, non, non. Il est loin d’être assez long. »
Les familles des marins très inquiètes
Parti de San Diego en novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale, l’USS Abraham Lincoln avait ensuite été redirigé vers le Moyen-Orient avant le début, le 28 février, de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Environ 5.000 personnes se trouvent à bord du porte-avions, dont le déploiement dépasse désormais largement la durée habituelle d’une mission en mer.
Ces derniers mois, des familles ont fait part de leurs préoccupations concernant les conditions de vie de l’équipage. Selon MSNOW, elles ont notamment interrogé des responsables de la Marine lors de deux réunions récentes sur des pénuries alimentaires. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal a aussi évoqué de « nombreux rapports faisant état de pénuries de produits de première nécessité, de contamination de l’eau, de problèmes de plomberie, d’une détérioration de la santé mentale, de problèmes de sécurité sur le pont ».
Des moyens pour soutenir les membres de l’équipage
Vendredi, Hung Cao, ministre délégué par intérim à la Marine, a reconnu qu’un « petit nombre de cas liés à la santé mentale avaient été traités », tout en précisant qu’« aucun décès » n’avait été enregistré. Navy Times rapporte de son côté que deux marins auraient tenté de se suicider en se jetant par-dessus bord. Hung Cao a également confirmé que « des menus avaient été modifiés quand des produits frais étaient indisponibles », mais qu’« aucun repas n’avait été sauté ».
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Face à un déploiement prolongé, la Marine souligne les moyens de soutien mis à la disposition des marins. Cinq aumôniers, un psychologue, un assistant social, d’autres personnels formés à la gestion des risques psychologiques ainsi qu’un chien chargé de soutenir le moral de l’équipage se trouveraient à bord. « Il ne fait aucun doute que nos jeunes hommes et nos jeunes femmes ont été poussés jusqu’à leurs limites – mais ils n’ont jamais cédé. Ils sont à juste titre épuisés – mais ils n’ont jamais quitté le combat », a-t-il déclaré.
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