Nouveaux échanges et menaces entre les USA et L’Iran
Le bras de fer se poursuit. Mardi 19 mai, Donald Trump a de nouveau menacé de frapper l’Iran si un accord n’était pas trouvé. De son côté, l’armée iranienne a promis d’ouvrir «un nouveau front» en cas de reprise des attaques américaines.
Devant la presse, le président des Etats-Unis a ainsi fait savoir qu’il espérait ne pas avoir à faire la guerre. «Mais nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup», a-t-il prévenu, ne se disant «pas sûr pour l’instant».
Donald Trump s’est dit prêt à attendre quelques jours pour que l’Iran se rende à la table des négociations, se montrant toutefois évasif sur la durée exacte. «Deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine», a-t-il indiqué.
L’Iran s’apprête à ouvrir de « nouveaux fronts
L’armée iranienne a ensuite répondu, par le biais de son porte-parole. «Si l’ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui», a ainsi prévenu Mohammad Akraminia, cité par l’agence de presse iranienne Isna.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est, de son côté, félicité de la destruction de «dizaines d’aéronefs» américains «valant des milliards». Parmi les cibles abattues se trouve un F-35, un puissant avion de combat, selon un rapport du Congrès de Etats-Unis. L’armée iranienne est «la première» à avoir détruit un appareil de ce type, a affirmé Abbas Araghchi. «Avec les leçons apprises et les connaissances acquises, le retour à la guerre apportera bien d’autres surprises», a-t-il menacé.
Dimanche 17 mai, une attaque non-revendiquée a été menée contre une centrale nucléaire aux Emirats arabes unis. Selon les autorités de ce pays, les drones qui ont mené ces frappes provenaient d’Irak, où sont notamment présents des groupes pro-iraniens. Cette attaque été condamnée par l’ensemble du Conseil de sécurité de l’ONU, y compris par la Russie.
Au lendemain de ces frappes, Donald Trump avait affirmé avoir annulé une nouvelle attaque contre l’Iran, laquelle était prévue pour ce mardi 19 mai, d’après ses dires. Sur sa plate-forme Truth Social, le dirigeant américain a indiqué avoir renoncé à une reprise des hostilités à la demande des dirigeants du Qatar, d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d’un accord.
Des négociations difficiles
Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, le 8 avril dernier, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord. «Il y a beaucoup d’allers-retours» avec la partie iranienne, a fait savoir le vice-président des Etats-Unis, JD Vance, lors d’un point presse à la Maison Blanche, évoquant de «bons progrès.»
Les positions de Washington et Téhéran restent toutefois très éloignées, notamment sur le volet nucléaire. Lundi, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis. Celle-ci a réitéré ses exigences, réclamant notamment la levée des sanctions internationales et le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger.
Plusieurs médias iraniens ont dénoncé les «conditions excessives» formulées par les Etats-Unis dans leur dernière offre. Ainsi, selon l’agence Fars, Washington exige que l’Iran ne maintienne qu’un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.
JForum.fr avec CNEWS
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