Pendant que des spécialistes-en-rien rigolent, et parlent à l’antenne 24/24 et 7/7 sans rien savoir, il y en a un qui fait le job.

L’Alliance ISRAËL USA
Alors que la Chine a créé un pôle collaboratif Chine-Russie-Iran-Coré du Nord dans lequel la chine prend bien garde de ne pas être en première ligne, le pôle collaboratif des États-Unis se limite à Israël alors que les Européens ne font que profiter de la couverture américaine, et alors que les États-Unis sont en première ligne pour en définitive défendre l’Europe. L’affaiblissement de l’Iran affaiblit de facto la Chine. La destruction de toute l’industrie de production de l’Iran est un coup dur pour la Russie, mais la Chine peut suppléer à cela.
Derrière les atermoiements qui peuvent sembler comiques, il y a aussi un problème stratégique important. Alors qu’Israël et les États-Unis ont leurs moyens de production intacts et peuvent se régénérer, l’Iran n’a plus d’industrie d’armement, n’a plus d’entrée d’argent à cause du blocus, et s’enfonce chaque jour dans une crise économique qui met sous-pression un régime qui bluffe et qui joue les matamores alors que sa mort est proche.
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Le manque d’antimissile et les atermoiements comiques.
Des responsables américains confirment que la grave diminution des stocks de défense aérienne a été aggravée par les efforts d’Israël pour sauver les siens.
Des responsables américains, s’exprimant auprès du Washington Post, ont indiqué que les Forces de défense israéliennes avaient préservé leurs stocks d’intercepteurs de missiles antibalistiques durant les 39 jours de guerre contre l’Iran, ce qui a accru la pression sur les forces américaines au Moyen-Orient, les contraignant à utiliser une part importante de leurs propres stocks.
Lanceurs de missiles THAAD
Selon trois responsables interrogés par le journal, l’armée de terre américaine a utilisé plus de la moitié de ses intercepteurs pour le système THAAD , effectuant environ 200 tirs, tandis que la marine a tiré plus de 100 missiles antibalistiques SM-3 et SM-6.
Les forces israéliennes, en revanche, n’ont utilisé que 100 intercepteurs Arrow et 90 intercepteurs Fronde de David , la plupart contre des missiles moins sophistiqués tirés par la coalition yéménite Ansourullah et le Hezbollah libanais, plutôt que par l’Iran lui-même.
« Les États-Unis ont assumé la majeure partie de la mission de défense antimissile tandis qu’Israël a préservé ses propres stocks », a rapporté Kelly Grieco, chercheuse principale au think tank Stimson Center, ce qui, selon le journal, illustre une « dynamique déséquilibrée ».
Les forces armées américaines ont déclenché les hostilités contre l’Iran le 28 février, alors que leurs stocks de munitions étaient déjà fortement réduits. À titre d’exemple, concernant le système THAAD, sur seulement 600 intercepteurs environ en service dans l’armée américaine début 2025, plus de 150 ont été utilisés en moins de 12 jours d’hostilités avec l’Iran, du 13 au 25 juin 2025. Chaque lancement d’intercepteur THAAD coûte environ 15,5 millions de dollars, et la défense de l’espace aérien israélien par ces systèmes pendant 12 jours est estimée, de manière prudente, à plus de 2,35 milliards de dollars.
Les efforts de défense aérienne déployés pendant les 39 jours de conflit, à partir de février 2026, sont estimés à près de 3,5 milliards de dollars, rien qu’avec le THAAD. L’armée avait déployé des systèmes THAAD en Jordanie et en Israël avant l’attaque contre l’Iran, et il a été confirmé mi-mars qu’elle retirait des systèmes de Corée du Sud, un site stratégiquement crucial, afin de renforcer ses positions au Moyen-Orient face aux attaques iraniennes soutenues.
L’efficacité des systèmes de défense antimissile américains et israéliens a été limitée pour de multiples raisons, notamment le déploiement par l’Iran de missiles de pointe dotés de véhicules de rentrée manœuvrables, de capacités d’emport de têtes multiples et, dans le cas des nouveaux missiles Fattah-2, de planeurs hypersoniques .
Un autre facteur majeur a été la destruction des systèmes radars avancés américains dans des États arabes alliés tels que le Qatar, la Jordanie et les Émirats arabes unis, ce qui a réduit la quantité de données de guidage disponibles.
En mars, le journal israélien Haaretz a confirmé que 8 missiles iraniens sur 10 lancés contre des cibles israéliennes atteignaient leurs objectifs, suite à la multiplication des rapports et des images montrant les défaillances des systèmes de défense antimissile balistique israéliens et américains. Le rapport notait également que les taux de réussite continuaient de s’améliorer à mesure que les défenses aériennes étaient de plus en plus sollicitées.
Les conséquences de l’épuisement des arsenaux de défense aérienne américains lors de l’offensive de 39 jours contre l’Iran sont considérables, non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi à l’échelle mondiale. Ces systèmes antimissiles sont essentiels sur de nombreux théâtres d’opérations, notamment dans le Pacifique, pour se défendre contre les arsenaux de missiles chinois et nord-coréens, bien plus redoutables. Une évaluation publiée en avril par le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) soulignait que cette situation engendrait un « risque à court terme » susceptible de fragiliser les États-Unis.
En effet, même en l’absence de reprise des hostilités avec l’Iran, le réapprovisionnement des stocks de missiles antibalistiques devrait prendre plusieurs années et nécessiter des investissements de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Les forces américaines auraient tiré 2 000 missiles antibalistiques pour intercepter des frappes iraniennes, dont des missiles à courte portée du système MIM-104 Patriot, déployés sur des bases avancées dans toute la région. À l’instar du THAAD, le maintien de l’arsenal Patriot a également nécessité d’importants retraits de systèmes et de stocks à travers le monde, y compris de déploiements clés en Corée du Sud.
Missiles balistiques : l’Amérique booste le THAAD de 96 à 400 par an.
Le Pentagone et Lockheed Martin ont acté un accord-cadre pour faire passer la production d’intercepteur THAAD de 96 à environ 400 unités par an, sur sept ans. Derrière l’annonce, il y a un problème concret : la défense antimissile consomme des missiles vite, surtout quand les déploiements se multiplient au Moyen-Orient et que les stocks doivent rester crédibles face à des salves. THAAD n’est pas une “batterie de DCA” classique. C’est un système mobile conçu pour frapper un missile balistique en phase terminale, y compris à haute altitude, par collision hit-to-kill, guidé par le radar AN/TPY-2. La hausse de cadence vise autant la quantité que la résilience industrielle. Les chiffres de budget montrent un coût élevé par missile et par unité, ce qui rend la planification pluriannuelle décisive. Les achats américains s’additionnent aux ventes à l’export via Foreign Military Sales, notamment dans le Golfe.
Dans le conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran, le Foreign Policy Research Institute estime que les États-Unis et les pays du Golfe comme l’Arabie Soudite et les Émirats arabes unis utilisent principalement pour se défendre les systèmes Patriot utilisant des missiles PAC-3, et les systèmes THAAD.
De son côté, Israël utilise les systèmes Tamir du Dôme de fer pour les frappes à courte et moyenne distance, et les Arrow 2 et 3 pour les attaques à longue distance. Le système de défense israélien est composé d’un ensemble de couches qui gère différents types de menaces. Ces systèmes fonctionnent avec des radars chargés de détecter les vecteurs ennemis.
Le taux d’interception se situe entre 80 % et 90 % en fonction des pays et du type de vecteur qu’ils doivent neutraliser. Par exemple, les Émirats arabes unis interceptent 90 % des missiles et 94 % des drones dirigés vers leur territoire, selon l’Institute for the Study of War. En 2025, Israël avait un taux de 85 % dans son conflit avec l’Iran.

Les missiles THAAD de Corée du Sud
Une guerre de quantité
Ces défenses antimissiles sont efficaces, mais pas sans défauts et faiblesses. Leur consommation de munitions pour intercepter les attaques ennemies pose notamment problème. Elle suppose en effet une logistique et un ravitaillement soutenu pour maintenir la cadence face aux attaques ennemies.
L’arrivée des drones sur le champ de bataille complique grandement le travail des systèmes antiaériens. Envoyés par centaines, voire par milliers, ces vecteurs bon marché peuvent surcharger les défenses. Les drones utilisés par l’Iran pourraient à cet égard révéler les limites des capacités des défenses antimissiles cinétiques.

La production de missiles Patriot PAC-3 était de 620 en 2025. Une production qui semblait peu adaptée à des conflits de haute intensité. En janvier 2026, le département de la guerre américain a augmenté sa production annuelle à 2000.
On constate une situation similaire pour les THAAD, avec un passage de la production de 96 à 400 missiles par an. Mais cette guerre entraine une forme d’asymétrie : les drones coûtent bien moins cher que les missiles chargés de les intercepter.
Les drones iraniens
L’Iran utilise des drones-suicides Shahed qui coûteraient quelques dizaines de milliers de dollars. Avec le soutien de la Russie, la production serait estimée à 5000 drones par mois. Ces drones, ayant été largement utilisés en Ukraine par la Russie, poussent les pays occidentaux et les pays alliés au Moyen-Orient à s’inspirer des tactiques ukrainiennes en matière de défense.
L’Ukraine a d’ailleurs envoyé du personnel dans les pays du Golfe afin de les conseiller. Dans la mesure où ces drones se déplacent plus lentement qu’un missile, ils peuvent être interceptés par des canons antiaériens. Contre ce genre de drones, l’Ukraine utilise des blindés GEPARD (produits par l’Allemagne) dotés d’une paire de canons mitrailleurs ayant une cadence de tir de 1000 coups par minute.
Cette puissance de feu est utile pour intercepter les essaims de drones ennemis. Face à des engins bon marché, l’utilisation de munitions mitrailleuses est plus efficace que des missiles coûteux.
Repenser la défense
Si, à ce jour, la défense est le fait d’armes utilisant des munitions, des projets de plus en plus concrets sur des armes à énergie dirigée (AED) se développent et commencent à être déployées. Ces dernières utilisent l’énergie électromagnétique plutôt que des munitions cinétiques pour détruire l’adversaire. Les lasers à haute énergie font partie de ce type d’armes : un faisceau d’énergie capable de brûler les cibles ennemies.
Le principal avantage des AED est l’absence de munitions : l’arme n’a besoin que d’être alimentée en électricité. Le coût est en outre dérisoire. Pour les armes laser américaines, il serait de quelques dollars par tir : entre 3$ et 10$ en fonction des sources.
L’administration américaine est intéressée par cette technologie. Le système laser HELIOS a commencé à être développé en 2018 et à être déployé en 2026 sur des navires. Le Pentagone cherche aussi à accélérer son développement.
Israël cherche aussi à compléter son système de défense avec l’« Iron beam » (faisceau de fer), un équivalent du Dôme de fer avec des armes lasers.
Un besoin de maturité pour les armes à énergie dirigée
Le conflit entre l’Ukraine et la Russie voit une forte utilisation de drones. Cela a amené les pays à intégrer les AED dans leur stratégie avec, par exemple, le Tryzub ukrainien qui est utilisé pour détruire les drones Shahed. Il est fort probable que les défenses laser soient de plus en plus utilisées afin de contrer les drones.
Néanmoins, les AED présentent quelques limites liées aux propriétés des lasers. Plus la cible est éloignée de l’arme, et plus celle-ci perd en efficacité. En outre, les conditions météorologiques comme la pluie et le brouillard perturbent le faisceau. Comme ces armes génèrent par ailleurs d’importantes quantités de chaleur, l’équipement doit être capable de résister aux surchauffes.
Qu’il s’agisse de défenses cinétiques ou à énergie, l’enjeu est désormais la capacité à détruire des vagues d’attaques avec un coût minimal. Les mitrailleuses et les lasers sont tout désignés pour faire face aux mutations qu’impose la multiplication des drones en matière de défense.
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