EN IMAGES. Lee Miller, Nan Goldin, Martin Parr… Les expos photos à ne pas manquer à Paris

Lee Miller. Mannequin (Elizabeth Cowell) portant une tenue de Digby Morton, Londres, 1941.
Lee Miller. Mannequin (Elizabeth Cowell) portant une tenue de Digby Morton, Londres, 1941. - © Lee Miller Archives England 2026 All Rights Reserved / Musée d’Art Moderne de Paris

Lee Miller a eu mille vies : mannequin, artiste surréaliste, photographe de mode, correspondante de guerre… Evoqué récemment à travers un biopic avec Kate Winslet, son parcours hors du commun est au cœur d’une grande rétrospective au musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au 2 août 2026.

Lee Miller. Le photographe David E. Scherman habillé pour la guerre. Dean House, 4 Dean Street, Londres, 1942.
Lee Miller. Le photographe David E. Scherman habillé pour la guerre. Dean House, 4 Dean Street, Londres, 1942. - © Lee Miller Archives England 2026 All Rights Reserved / Musée d’Art Moderne de Paris

Lee Miller fut l’une des rares femmes accréditées en tant que correspondante de guerre par les Etats-Unis durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a notamment immortalisé la libération de Saint-Malo en 1944. Elle est l’une des premières à témoigner de l’horreur des camps de Dachau et Buchenwald l’année suivante, qu’elle photographie avec son ami le photographe David E. Scherman (sur la photo).

Les troupes américaines prennent d’assaut la plage d’Omaha Beach lors du Débarquement, Normandie, France, 6 juin 1944.
Les troupes américaines prennent d’assaut la plage d’Omaha Beach lors du Débarquement, Normandie, France, 6 juin 1944. - ©Robert Capa / International Center of Photography / Magnum Photos / Le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin

Au musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin, c’est une autre légende de la photo qui s’expose jusqu’au 20 décembre 2026 : Robert Capa. Plus de soixante tirages de presse d’époque retracent le parcours du photographe hongrois et son travail au cœur de la guerre.

Une femme française, qui a eu un enfant d’un soldat allemand, est raccompagnée chez elle après avoir été punie en se faisant raser le crâne, Chartres, France, 18 août 1944.
Une femme française, qui a eu un enfant d’un soldat allemand, est raccompagnée chez elle après avoir été punie en se faisant raser le crâne, Chartres, France, 18 août 1944. - Robert Capa/ International Center of Photography/Magnum P hotos / Le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin

Au fil de l’exposition, on retrouve certaines de ses photographies historiques les plus célèbres, comme le cliché surnommé « La Tondue de Chartres », témoin de l’humiliation des femmes tondues en place publique à la Libération.

Self Portrait at New Year’s Eve, Malibu California, 2006.
Self Portrait at New Year’s Eve, Malibu California, 2006. - © Nan Goldin / Grand Palais

Jusqu’au 21 juin, le Grand Palais consacre une grande exposition à l’icône de la photographie contemporaine qu’est Nan Goldin. Il s’agit de la première rétrospective en France de ses vidéos et diaporamas.

Jimmy Paulette on David’s bike, NYC, 1991.
Jimmy Paulette on David’s bike, NYC, 1991. - © Nan Goldin / Grand Palais

Intitulé « This Will Not End Well », l’exposition met en lumière près de cinquante ans de créations et le quotidien de Nan Goldin avec ses proches, que la photographe américaine immortalise depuis les années 1970.

Benidorm, Espagne, 1997.
Benidorm, Espagne, 1997. - © Martin Parr/MAGNUM PHOTOS / Musée du Jeu de Paume

Autre figure majeure de la photographie contemporaine, Martin Parr, disparu tout récemment, s’expose au musée du Jeu de paume jusqu’au 24 mai prochain.

Grotte bleue, Capri, Italie, 2014.
Grotte bleue, Capri, Italie, 2014. - © Martin Parr / Magnum Photos / Musée du Jeu de Paume

Intitulée « Global Warming », l’exposition met en lumière plusieurs séries réalisées par le photographe britannique depuis les années 1970. On y (re) découvre des thématiques récurrentes de son œuvre comme les ravages du tourisme de masse et la surconsommation.

Dana Lixenberg, Tupac Shakur, 1993.
Dana Lixenberg, Tupac Shakur, 1993. - © Dana Lixenberg Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York / MEP

Jusqu’au 24 mai, la Maison européenne de la photographie se penche sur le travail de l’artiste néerlandaise Dana Lixenberg à travers l’exposition « American Images ».

Dana Lixenberg, image fixe issue de la vidéo Imperial Courts, 2015. Vidéo à trois canaux, 69 minutes, couleur, son, 2021.
Dana Lixenberg, image fixe issue de la vidéo Imperial Courts, 2015. Vidéo à trois canaux, 69 minutes, couleur, son, 2021. - © Dana Lixenberg Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York / MEP

Depuis trente ans, l’artiste immortalise les Etats-Unis et leurs fractures sociales. « Au centre de son œuvre, l’humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un récit vivant de différentes communautés – des figures publiques aux personnes reléguées aux marges – en honorant la pleine humanité de chacun·e, au-delà de leur condition », décrit la MEP.

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