La Pologne, qui finance Starlink en Ukraine, réintégrée dans la zone Europe du service d’accès à Internet
Starlink, le service d’accès à Internet par satellite de la société SpaceX d’Elon Musk, ne va pas exclure la Pologne de sa zone de roaming européen à la suite d’une protestation de Varsovie, a annoncé le ministre polonais des Affaires numériques. Starlink avait annoncé mercredi de nouvelles règles excluant à partir de lundi le pays de sa zone de roaming européen. Pays de 37 millions d’habitants, membre de l’UE et de l’Otan, frontalier de la Russie et de l’Ukraine dont il est un allié fidèle, la Pologne participe au financement des services de Starlink en Ukraine, Kiev utilisant ce système pour se défendre contre l’invasion russe.
L’an dernier, Varsovie avait annoncé avoir consacré 77 millions d’euros à l’achat de 24.560 terminaux et aux frais d’abonnement mensuels en Ukraine, pour les services sur ces terminaux et sur 5.150 terminaux fournis par d’autres entités.
L’attaque ukrainienne en Russie visait un commandant déserteur
«Robert Shageyev », l’une des victimes de l’attaque à la bombe menée en Crimée occupée par l’Ukraine jeudi, a été décrit sur des canaux Telegram russes comme un ancien officier de la marine ukrainienne, rapporte The Guardian. Il aurait changé d’allégeance en rejoignant la Russie après l’invasion de la péninsule en 2014, alors qu’il commandait le seul sous-marin du pays.
Des avions de l’Otan abattent un drone dans l’espace aérien letton
Le ministère de la Défense de la Lettonie a confirmé ce vendredi que des avions de chasse de l’Otan avaient abattu un drone dans l’espace aérien de l’est du pays, après une première annonce de son armée. L’alliance atlantique a dans la foulée précisé qu’un avion de combat italien, opérant sous commandement de l’Otan, avait abattu le drone – dont elle n’a pas spécifié l’origine.
« Une enquête est en cours et l’Otan est en contact étroit avec les autorités lettones », a indiqué une porte-parole, Allison Hart. En juin déjà, des Rafale français de l’Otan stationnés dans les pays baltes avaient abattu un drone en Lettonie.
La Finlande restreint temporairement son espace aérien et maritime à l’est
L’armée finlandaise a annoncé avoir émis vendredi dans la nuit une restriction temporaire de l’espace aérien et maritime dans la partie orientale du golfe de Finlande, sans en détailler la cause, dans un message sur X.
Les Etats baltes, frontaliers de la Russie, enregistrent un nombre croissant d’intrusions et de chutes de ce type d’appareil sur leurs territoires.
Une nuit de frappes russes meurtrières dans l’est de l’Ukraine… Un mort et de nombreux blessés
De nouvelles frappes russes ont touché dans la nuit de jeudi à vendredi Kramatorsk et ses environs, dans la région de Donetsk, faisant au moins un mort et 15 blessés. Selon le responsable régional Vadym Filachkine, la ville et la localité voisine de Bilenke ont été visées à huit reprises. Des immeubles d’habitation ont notamment été touchés à Kramatorsk, située à proximité du front. Face aux bombardements, les autorités ont une nouvelle fois appelé la population à quitter la zone pour rejoindre des régions plus sûres.
Plus au sud, une autre attaque a fait deux blessés à Zaporijjia. Une frappe a atteint une route près d’un véhicule, qui a été endommagé, selon le chef de l’administration militaire locale Ivan Fedorov. Une femme de 25 ans et un enfant de 5 ans ont été blessés.
Kiev et Moscou procèdent à un nouvel échange de dépouilles de soldats
Malgré la poursuite des combats, Kiev et Moscou maintiennent un dialogue sur la restitution des morts. Jeudi, les autorités ukrainiennes ont annoncé avoir reçu 261 dépouilles que la Russie affirme être celles de combattants ukrainiens. Des examens doivent désormais être menés avant que leur identité et leur appartenance à l’armée puissent être officiellement établies.
Dans le cadre de cette opération, l’Ukraine a également rendu 24 corps à la Russie, selon le média russe RBC, qui cite un parlementaire. Ces échanges de dépouilles figurent parmi les très rares sujets sur lesquels les deux pays continuent de collaborer depuis le début de la guerre.
Une attaque ukrainienne à Sébastopol fait cinq morts
Cinq personnes ont été tuées jeudi à Sébastopol, en Crimée annexée, par l’explosion d’une munition après une attaque ukrainienne, selon les autorités locales installées par Moscou. Quatre démineurs du ministère russe des Situations d’urgence et un agent de sécurité ont péri alors qu’ils inspectaient la zone touchée, a indiqué le gouverneur Mikhaïl Razvojaïev.
Depuis juin, Kiev intensifie ses frappes contre les infrastructures énergétiques et logistiques de la péninsule annexée par la Russie en 2014. Ces attaques ont conduit à l’instauration d’une « situation d’urgence » en Crimée, où pénuries de carburant et coupures d’électricité ont été signalées cet été. Les frappes font également régulièrement des victimes civiles parmi les 2,4 millions d’habitants.
Deux trains de passagers visés par des attaques russes en Ukraine
Le réseau ferroviaire ukrainien a de nouveau été visé par les forces russes jeudi, avec deux attaques contre des trains de passagers dans la région d’Odessa, dans le sud du pays. La première frappe, menée à l’aide d’un drone contre une locomotive, a coûté la vie au conducteur et à son assistant. Plus de 300 voyageurs se trouvaient à bord du train au moment de l’attaque. Quelques heures plus tard, un second convoi a été pris pour cible dans la même région. Selon les services de secours ukrainiens, un enfant a été blessé et 525 personnes, parmi lesquelles 130 enfants, ont dû être évacuées.
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, les infrastructures ferroviaires sont régulièrement touchées par des frappes russes. Les autorités ukrainiennes estiment que ces attaques visent à désorganiser les transports et les circuits logistiques du pays, tout en faisant peser une menace permanente sur les populations civiles.
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Le torchon brûle entre Tokyo et Moscou ! Le Japon a vivement réagi jeudi au déplacement de Vladimir Poutine sur l’île d’Itouroup, dans l’archipel des Kouriles, dont une partie est revendiquée par Tokyo. L’ambassadeur de Russie au Japon, Nikolaï Nozdrev, a été convoqué par le ministère japonais des Affaires étrangères, qui lui a transmis une « vive protestation » après la visite du président russe. Moscou a immédiatement rejeté les critiques japonaises, les qualifiant d’« infondées ». La Russie a également accusé Tokyo de « révisionnisme » sur ce dossier territorial qui empoisonne les relations entre les deux pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les îles du sud de l’archipel des Kouriles sont administrées par la Russie mais revendiquées par le Japon.
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