De nouvelles images satellites indiquent la poursuite des travaux sur le site souterrain du « Mont de la Pioche » (Pickaxe Mountain), situé à proximité de Natanz. Selon un institut de recherche américain, cette activité pourrait aller à l’encontre des engagements de l’Iran dans le cadre du protocole d’accord avec les États-Unis.
JDN
De nouvelles images satellites datant de la fin du mois de juin indiquent la poursuite des activités sur le site souterrain du « Mont de la Pioche » (Pickaxe Mountain), adjacent au complexe nucléaire de Natanz. Selon une analyse de l’Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), des mouvements de véhicules ont été enregistrés à proximité des entrées des tunnels, ainsi que la continuation de travaux visant à renforcer les accès au complexe.
L’institut estime que les travaux à l’intérieur du site se poursuivent, bien que l’Iran se soit engagé à maintenir le « statu quo » concernant ses activités liées au programme nucléaire, conformément au protocole d’accord signé entre Téhéran et Washington. Selon les chercheurs, si telle est bien l’interprétation de l’accord, la poursuite des travaux de construction pourrait constituer une violation de ces engagements.
En parallèle, seule une activité réduite a été observée dans les principales installations nucléaires touchées lors des récentes frappes. À Natanz, les installations d’enrichissement souterraines restent hors service, les systèmes d’électricité et de refroidissement n’ayant pas encore été remis en état. À Fordo et à Ispahan, aucun signe de reprise de l’activité n’a été identifié, et les entrées des tunnels sont toujours bloquées par des dispositifs de protection et des amas de terre.
Le « Mont de la Pioche » est considéré comme l’un des sites les plus secrets du programme nucléaire iranien. Au fil des ans, l’Iran n’a pratiquement révélé aucune information sur ce complexe, et les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne s’y sont jamais rendus. C’est pourquoi la moindre preuve d’activité à cet endroit continue de susciter un vif intérêt de la part des services de renseignement et des instituts de recherche qui suivent l’évolution du programme nucléaire iranien.
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