Défaite et rage du PS qui perd son média France TV

Commission sur l’audiovisuel public : une députée PS porte-parole du parti accusée de conflit d’intérêts.

Des liens semblent exister entre certains membres de la commission d’enquête et l’audiovisuel public

C’est peu dire que le jeune Charles Alloncle a subi, ces derniers mois, une très violente campagne de dénigrement. Son rapport écrit à la suite de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public s’est attiré les foudres de la gauche avant même sa publication.

Parmi les opposants les plus virulents au député UDR, on trouve Ayda Hadizadeh. Cette députée socialiste du Val-d’Oise, qui a siégé pendant près de cinq mois dans la fameuse commission d’enquête, a accusé Charles Alloncle d’avoir « détourné » les moyens de l’Assemblée nationale au profit de son parti. Elle accuse dans la foulée son rapport d’être un « tissu de mensonges, d’approximations et de diffamations ». N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Rappelons qu’ Ayda Hadizadeh, a été battu à toutes les éléctions avant d’être élue en 2024 grace aux voies LFI.

Elle rejoint le Parti socialiste en 2007, et soutient l’ancien ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon lors de la primaire citoyenne de 2017

Elle échoue aux élections départementales de 2015 en candidate du PS

Elle échoue lors des élections de 2017, avec la majorité présidentielle sortante cette éspérant avoir plus de chance

Elle échoue aux  élections départementales de 2021, en candidate PS

Ayda Hadizadeh est la candidate investie par le Nouveau Front populaire avec LFI en 2024 et là elle est élue grace aux voix de LFI

Pourquoi une telle véhémence ?

On peut l’expliquer tout d’abord par la proximité idéologique qui existe entre le PS et l’audiovisuel public. Le parti à la rose craint logiquement de voir disparaître un empire médiatique qu’il considère acquis à sa cause.

Mais se pourrait-il que des motifs plus personnels entrent aussi en jeu ?

Peut-être. Il se trouve qu’Ayda Hadizadeh a été directrice générale de la fondation Mozaïk, une structure subventionnée « qui combat les inégalités d’accès à l’emploi », en étroite collaboration avec l’audiovisuel public. Comme l’a révélé, sur X, un internaute averti (un certain « French Report »), un partenariat noué entre Radio France et Mozaïk RH a permis de recruter, entre 2014 et 2024, plus de 240 étudiants « issus de la diversité sociale et territoriale ». Une façon de privilégier encore davantage les « quartiers prioritaires de la ville » (QPV), dans une démarche de « recrutement inclusif »

Des accusations de conflit d’intérêts

Sur les réseaux sociaux, la députée – présentée très favorablement, dans Le Monde, comme « une enfant de l’exil » – est accusée de défendre un « écosystème institutionnel, subventionné et militant » dans lequel son ex-employeur est impliqué. « Le Bureau de l’Assemblée nationale aurait-il dû s’en saisir et demander le « déport » de cette députée dans la commission d’enquête ? », questionne fort justement l’ancien sénateur de Paris Yves Pozzo di Borgo.

French Report @french_report78

Je me suis penché sur le cas d’Ayda Hadizadeh (députée PS) et de sa défense acharnée de l’audiovisuel public, sans aucune nuance.

La députée PS est l’une des plus virulentes contre le rapport Alloncle, qu’elle qualifie de « tissu de mensonges, d’approximations et de diffamations ».

Mais avant l’Assemblée, Ayda Hadizadeh a été directrice générale adjointe de la Fondation Mozaïk, une fondation/asso comme il existe des centaines en France pour recycler des gens inutiles dans l’ESS. Mozaïk perçoit 1,8 M€/an d’argent des Français.

Or Mozaïk revendique des liens directs avec l’audiovisuel public : son rapport d’impact 2023 mentionne France TV et Radio France parmi ses partenaires. Le lien Radio France est particulièrement concret : Radio France indique que son partenariat avec Mozaïk RH a permis de recruter plus de 240 étudiants entre 2014 et 2024. Radio France précise aussi qu’un tiers de ses postes ouverts à l’alternance ont été confiés à Mozaïk RH, notamment pour recruter de nouveaux profils issus des QPV

Hadizadeh défend simplement un écosystème institutionnel, subventionné et militant, dans lequel son ancien employeur, et plus largement son secteur, sont pleinement intégrés.

Quels sont les liens actuels entre la députée socialiste et la fondation Mozaïk ?

S’était-elle engagée elle-même dans le partenariat noué entre cette structure militante et Radio France ?

Mme Hadizadeh a-t-elle pris la peine d’avertir la présidente de l’Assemblée nationale de cette expérience passée avant d’intégrer la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ?

Toutes ces questions ont été transmises par BV en bonne et due forme à l’intéressée. Nous attendons ses réponses.

Des liens plus que troublants

Plus que toute autre, cette commission d’enquête aura exposé des pratiques peu rassurantes quant au bon fonctionnement de nos institutions : refus buté de répondre à certaines questions des députés, tentatives de censure à répétition, suspicion de conflits d’intérêts…

Le président de cette commission était-il lui-même parfaitement neutre ?

On peut se le demander. Le 23 avril dernier, Charles Alloncle a rappelé que Jérémie Patrier-Leitus avait été, jusqu’en 2024, administrateur de Radio France et qu’il était encore actuellement administrateur de certaines chaînes publiques. « Des entreprises qui sont les objets mêmes de cette commission d’enquête », a-t-il déploré, sur Sud Radio, remettant en cause la légitimité du macroniste au poste de président de ladite commission d’enquête.

@CHAlloncle : Le président macroniste de la commission d’enquête @JPatrierLeitus a été jusqu’en 2024 administrateur de Radio France. Aurait-il dû occuper cette fonction ? #MettezVousDaccord

D’ailleurs, quelques heures à peine après le vote favorable du rapport Alloncle, M. Patrier-Leitus était sur le plateau de France Inter – média largement mis en cause pendant sa propre commission d’enquête – pour tirer à boulets rouges sur le rapporteur avec lequel il venait de travailler durant de longs mois ! « Je me demande si Charles Alloncle n’est pas le cheval de Troie du Rassemblement national », a-t-il lancé, comme pour mieux discréditer le travail accompli, ajoutant qu’il « ne cautionne pas » les propositions du jeune député UDR… Comme le dit l’antienne, le système va mal mais il se défend bien.

Boulevard Voltaire.

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