Des milliers de citoyens indignés par le laxisme du couple « Justice-Police » dans l’affaire du meurtre de l’enfant Lyhanna ont réclamé lundi soir la démission de Gérald Darmanin, actuel ministre de la justice et ancien ministre de la police.
Les barrages de police cèdent sous la pression de la foule sur la Place Vendôme à Paris.
La préfecture avait interdit la manifestation pour Lyhanna devant le ministère de la Justice. pic.twitter.com/15erFa19GV
— Luc Auffret (@LucAuffret) June 8, 2026
Darmanin a lui-même reconnu au cours du week-end que l’enfant de 11 ans enlevée puis assassinée à Fleurance (Gers) aurait pu être sauvée si les forces de l’ordre (police et gendarmerie), ainsi que l’appareil judiciaire avaient pris en compte des plaintes récurrentes contre celui qui est aujourd’hui le principal suspect du crime.


Le ministre, pour tenter de se racheter, à ordonné à tous les parquets de France et de Navarre de faire rapport, d’ici au 14 juillet, sur la totalité des dossiers concernant des violences faites à des enfants. Il y en aurait 70.000 ! Un montant colossal donc, mais qui aurait sans doute pu être traité plus précocement si Monsieur Darmanin et ses prédécesseurs n’avaient d’autres priorités.
Notamment, la chasse aux militants et simples citoyens qui expriment leur soutien au peuple palestinien. Tous les parquets de France, depuis octobre 2023, ont reçu l’ordre de poursuivre systématiquement celles et ceux qui dénoncent le régime génocidaire israélien.
Sur le seul fondement de l’accusation pourrie « d’apologie de terrorisme », au moins 800 personnes ont été inquiétées en France à ce jour. Cela représente des dizaines de milliers, sinon des centaines de milliers d’heures de descentes de police, perquisitions, gardes à vue, déferrement devant un procureur, procès, rédactions des jugements, incarcérations, etc. Mais quand il s’agit de mener des enquêtes-bidon sur commande des officines israéliennes, le gouvernement n’est jamais à court de moyens.
À ce propos, si les manifestants de lundi soir ont bien raison de s’en prendre à Darmanin, il faudrait aussi qu’ils prennent conscience que l’institution policière est tout aussi responsable de ce que le ministre appelle pudiquement « des dysfonctionnements ».
Dans l’affaire de la petite Lyhanna, on a ainsi appris qu’une mère de famille de Fleurance, qui tentait de signaler les agissements répétés du prédateur, s’est retrouvée elle-même menacée : « Arrêtez de nous harceler, Madame, sinon c’est nous qui allons porter plainte contre vous », lui aurait déclaré un policier local.
Et le quotidien Le Parisien, toujours à propos de l’affaire de Fleurance, indiquait lundi soir que le procureur local avait ordonné le placement en garde à vue du violeur, il y a plusieurs mois, mais que la gendarmerie n’avait tout simplement pas obtempéré.
CAPJPO-EuroPalestine
La source de cet article se trouve sur ce site


