Coupe du Monde : éteignez vos télés, boycottez !

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Ami(e)s du football, le sport le plus populaire de la planète, il est temps cette fois de boycotter la Coupe du Monde, dont l’édition 2026, qui commence jeudi 11 juin, a atteint des niveaux de putréfaction inégalés.

Le Mondial 2026 se déroule à la fois aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Il est placé sous l’égide du président états-unien et du président de la Fédération Internationale de Football (FIFA), Gianni Infantino, un laquais de Trump et du régime génocidaire qu’il refuse de sanctionner alors qu’Israël a assassiné des centaines (oui, des centaines) de joueurs palestiniens depuis 3 ans !

Infantino présentant le trophée à Trump

Histoire de consoler Trump, déçu de ne pas avoir reçu le Prix Nobel de la Paix, Infantino a même été jusqu’à inventer un « Prix de la Paix FIFA » qu’il a décerné l’année dernière à son maître.

Certes, la FIFA n’a pas été capable d’exclure l’Iran de la compétition, l’équipe de ce pays étant parvenue à se qualifier pour la phase finale de la Coupe, du 11 juin au 19 juillet.

Mais le régime états-unien fait tout pour que les Iraniens jouent dans les pires conditions possibles, et Infantino laisse faire.

D’abord, l’équipe iranienne n’avait obtenu mercredi 9 juin (à J-2 de l’ouverture de la Coupe, donc) que 15 visas, sur un total de 26 joueurs sélectionnés, la totalité de son encadrement technique (entraîneurs, soigneurs, etc.) restant interdire d’entrée aux États-Unis.

Pire, à la différence des autres nations, l’Iran n’a pas le droit de se préparer à proximité des stades où ont lieu ses rencontres.

Les joueurs iraniens portant des cartables scolaires, en hommage aux 168 élèves de l’école Minab massacrées par l’aviation U.S.

Le camp de base de l’Iran se trouve donc dans le nord du Mexique, et l’équipe ne pourra fouler le sol états-unien que le jour même des matches, et le quitter immédiatement au coup de sifflet final ! Il lui faudra donc faire des allers-retours en avion Mexique/USA dans la journée les 15 juin (contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, le 21 juin contre la Belgique toujours à Los Angeles, mais, plus pénalisant encore, le 26 juin contre l’Égypte à Seattle, à 3.000 kilomètres de son camp de base mexicain !)

D’ici que Trump, sur suggestion de Netanyahou, décide de bombarder massivement l’Iran en guise de cadeau de bienvenue aux footballeurs, il n’y a qu’un pas qui sera peut-être franchi.

L’arbitraire et le racisme états-unien s’expriment d’ailleurs cyniquement à l’approche du Jour J.

Les joueurs du Sénégal ont par exemple dû se soumettre à d’humiliants contrôles et fouilles sur le tarmac d’un aéroport, même si la docile fédération nationale de ce pays a fait un communiqué indiquant qu’elle trouvait cela normal.

Et puis, la police de Trump a carrément bannit la présence de celui qui est considéré comme le meilleur arbitre de tout le continent africain, Omar Artan, 31 ans. L’homme avait pourtant bien reçu son visa, mais au dernier moment, l’administration s’est rappelée qu’il était originaire de Somalie, un pays que le bouffon de la Maison-Blanche déteste particulièrement.

Omar Artan, l’arbitre de nationalité somalienne

Que pensent de tout cela les joueurs et équipes des autres nations ? En acceptant de participer à cette sinistre farce, ils nous font honte, ils se font honte. Boycott !

CAPJPO-EuroPalestine

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