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Le comité d’organisation peaufine les derniers détails en vue d’un rassemblement automobile historique qui s’élancera mercredi à 16h00 depuis 19 points de rassemblement à travers le pays en direction de la prison militaire. En face, le maire de Kfar Yona menace de former un bouclier humain, tandis que la police exige d’éloigner les convois des limites de la ville.
Le comité d’organisation de la protestation contre l’incarcération des étudiants de Yechiva et des Kollelim (Avrékhim) s’est réuni pour une longue séance de travail afin de caler la logistique et les itinéraires de ce qui s’annonce comme une démonstration de force sans précédent du public orthodoxe. Les organisateurs appellent le grand public à se joindre massivement au mouvement pour manifester son soutien aux étudiants de la Tora.
Selon le plan actualisé, les véhicules partiront en convois synchronisés et organisés depuis 19 points de départ situés dans les principales agglomérations orthodoxes du pays :
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Centre et Gush Dan : Bnei Brak, Rehovot, Netanya et Ashdod.
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Jérusalem et ses environs : Jérusalem, Beit Shemesh, Beitar Illit, Modi’in Illit et Givat Ze’ev.
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Nord : Haïfa, Tibériade, Safed, Afoula, Nof HaGalil et Hatzor HaGlilit.
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Sud et Samarie : Kiryat Gat, Arad, El’ad et Immanuel.
Les convois emprunteront les axes routiers principaux avant de fusionner en un seul grand cortège imposant qui se dirigera vers la prison militaire. Des systèmes de sonorisation qui accompagneront le convoi diffuseront des psaumes, des paroles de soutien spirituel ainsi que des messages de protestation explicites contre la conscription et l’incarcération des étudiants de Yechiva. Les organisateurs soulignent que cette liste est susceptible d’être complétée et élargie par la suite.
À l’inverse, le projet d’atteindre les portes de la prison militaire (Prison 10) suscite une vive émotion à Kfar Yona. Le maire, Albert Tayeb, a fermement annoncé son intention de se poster en personne, accompagné d’habitants, à l’entrée du quartier de Givat Alonim — unique accès menant à la base militaire — afin de former un « mur humain » pour empêcher l’entrée des convois et le blocage des routes.
« Ce n’est pas une position personnelle contre les orthodoxes », a clarifié Albert Tayeb. « Ces dernières années, la zone est le théâtre de manifestations répétées de divers groupes — tantôt les orthodoxes, tantôt la droite, tantôt les objecteurs de conscience. À chaque fois, la ville se retrouve assiégée et les résidents en paient le prix par une dégradation de leur qualité de vie. La qualité de vie des habitants passe avant tout. »
Il convient de noter que la démarche du maire ne découle pas de motivations politiques ou sectorielles, puisque sa coalition municipale comprend à la fois des représentants orthodoxes et des représentants du sionisme religieux.
Des sources proches de l’organisation de l’événement rapportent que la police exige désormais de manière catégorique que le convoi automobile n’entre pas dans Kfar Yona ni dans la Prison 10 qui s’y trouve, mais qu’il s’arrête sur les routes adjacentes à l’extérieur de la ville. Les dirigeants du mouvement étudient actuellement cette demande de la police et tentent de trouver une solution permettant la tenue de la manifestation sans provoquer d’affrontements sur le terrain.
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