Comment la Pole dance s’éloigne des clichés du « strip-tease » et s’affirme comme « un sport à part entière »

«Les gens ne veulent plus seulement faire du sport, ils veulent aussi prendre du plaisir à le pratiquer », nous explique Jessica Prevalet, fondatrice de l’application Flexifit à propos du boom de la pole dance. Longtemps perçue comme une forme de strip-tease, cette discipline requiert pourtant un travail considérable de renforcement musculaire, de souplesse et de coordination, avant même d’évoquer l’aspect chorégraphique.

Récemment démocratisée, au même titre que le Heels (danse sur talons), elle attire aujourd’hui un public varié, allant d’amateurs curieux à d’anciens gymnastes, qui s’y mettent pour l’exigence physique nécessaire.

La pole dance, un mélange entre force, souplesse et danse

La pole dance est « un mélange assez unique entre force, souplesse, danse et acrobaties », explique la coach en souplesse Jessica Prevalet. Celle-ci raconte que cette pratique s’inspire de pratiques anciennes comme le « mallakhamb », une discipline indienne datant de plusieurs siècles, où les athlètes réalisent des figures acrobatiques sur un poteau en bois, avant de devenir plus structurée, codifiée, avec des techniques, des figures et des compétitions. Aujourd’hui, la pole dance est reconnue comme un sport à part entière, tout en gardant sa dimension artistique. En France, elle est notamment représentée au sein de la Fédération française de danse.

On l’aura compris, la pole dance ne se limite pas à danser autour d’une barre : c’est bien plus complexe. « Cette discipline extrêmement exigeante demande beaucoup de force dans le haut du corps pour être capable de contrôler chaque mouvement à la force de ses bras, le tout avec précision », souligne la contorsionniste. Mais il y a aussi une vraie dimension artistique, « puisqu’il s’agit d’une chorégraphie autour de la barre, qui inclut de la musique, de la grâce et beaucoup de souplesse. C’est justement ça qui plaît : on se renforce, on s’étire et on se challenge », ajoute-t-elle.

Une barre pour pratiquer du sport et se reconnecter avec son corps

Avant, on ne pensait qu’aux barres de danse des clubs de nuit. Aujourd’hui, on les retrouve dans les salles de sport grand public, en cours collectifs, et sur des applications de souplesse comme celle de Flexifit. Même si Jessica Prevalet remarque « une grande évolution » dans l’image de sa pratique, elle avoue néanmoins que « la pole dance traîne encore une image qui a la vie dure, souvent associée à tort au strip-tease ». Pourtant, cette perception est largement déconnectée de la réalité de la pratique, qui demande « une vraie performance physique » et constitue un moyen, pour beaucoup de femmes, de « se reconnecter à leur corps » et à leurs capacités.

Pourquoi cet amalgame persiste ? Certainement de la tenue, souvent composée d’une brassière et d’un short. Et quoi qu’on en pense, cela n’a en aucun cas pour but d’être « provocant » ou séduisant pour autrui : c’est avant tout technique ! En effet, « le contact de la peau avec la barre est indispensable pour pouvoir adhérer à la pole sans glisser et réaliser les figures en sécurité ». Pratiquer entièrement habillé est en réalité extrêmement difficile… Contrairement à la callisthénie qui n’exige pas forcément de contact.

« Aujourd’hui, on se bat pour que cette discipline soit reconnue à sa juste valeur comme un véritable sport », affirme Jessica Prevalet. « À mes débuts dans le coaching en souplesse, la majorité de mes élèves étaient des yogis ; aujourd’hui, ce sont des poleuses, à 70 % sur notre communauté ! »

Comment débuter la Pole Dance ?

Se mettre à la pole dance demande beaucoup de pratique régulière pour progresser, quel que soit son niveau. La coach explique que la première étape est de réussir à s’inverser (tête à l’envers, accroché à la pole), puis de réaliser quelques figures en statique (avec la pole fixe), ensuite d’enchaîner les tricks (figures de pole), pour enfin atteindre un combo en « spinning » (avec la barre qui tourne) !

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Évidemment, « le vrai point clé, comme dans n’importe quelle pratique, c’est la régularité et la patience. On ne fait pas des figures avancées du jour au lendemain », rappelle la professionnelle. « Pratiquer la pole 1h30 par semaine en studio ne suffit pas toujours pour améliorer sa souplesse, l’amplitude des tricks ou progresser de façon spécifique dans la technique », insiste Jessica Prevalet. Il est donc essentiel de travailler en dehors des cours collectifs pour améliorer sa souplesse ou encore l’amplitude des grands écarts et des cambrés.

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