Tempête en Australie : des appels à enquêter sur les combattants de Tsahal et les soldats démobilisés venus participer au marathon de Sydney
Des groupes pro-palestiniens et des pseudo experts en droit international exigent du gouvernement de Canberra qu’il renforce les contrôles de la délégation israélienne venue participer au marathon de Sydney afin de collecter des fonds pour l’association caritative Shalva. Ils réclament notamment la détention des coureurs pour les interroger sur leur passé de réservistes ayant combattu à Gaza et au Sud-Liban.
Une délégation d’une quarantaine de citoyens israéliens, comprenant des soldats retraités et des réservistes ayant récemment combattu à Gaza et au Liban, est arrivée en Australie pour participer au marathon de Sydney. Cette arrivée suscite une vive indignation dans le pays, ainsi que des demandes croissantes de la part d’organisations de défense des droits humains et d’experts en droit international pour que les participants soient interrogés par la police et les autorités judiciaires.
Les membres de la délégation sont arrivés en Australie dans le cadre d’une initiative civique et sportive visant à collecter des fonds pour l’association « Shalva », une association israélienne œuvrant auprès des enfants et des personnes handicapées ainsi que de leurs familles. Outre leur participation à la course, le groupe devait également assister à divers événements de la communauté juive locale. Malgré cet objectif communautaire et humanitaire, la venue de ces vétérans de l’armée israélienne a suscité une vive opposition de la part d’organisations pro-palestiniennes et d’instances juridiques internationales en Australie, qui estiment qu’une exemption des contrôles de sécurité et juridiques ne devrait pas être accordée compte tenu du caractère civil de la visite.
L’indignation suscitée par l’arrivée des combattants israéliens survient quelques jours seulement après la vague de protestations en Australie suite à la décision de ne pas engager de poursuites pénales en Israël concernant l’attaque de drone qui a coûté la vie à la travailleuse humanitaire australienne Zomi Francom et à ses collègues du convoi WCK. Alors que les appels se multiplient au sein du système politique australien pour l’ouverture d’une enquête internationale conjointe (sur le modèle de celle menée sur le crash du vol MH17) concernant la mort de Francom, l’arrivée des combattants israéliens dans le pays a provoqué de vives demandes d’intervention de la police fédérale.
Le Lobby public australien pour la Palestine (APAN) a écrit cette semaine au ministre de l’Intérieur, Tony Barak, pour lui faire part de sa profonde inquiétude quant à la présence de soldats démobilisés dans le pays. « Ces individus doivent être interrogés, faire l’objet d’une enquête et, si les preuves le justifient, être poursuivis en justice. Ils ne doivent pas être autorisés à circuler librement dans nos rues tant que la police fédérale n’est pas convaincue de leur innocence », a déclaré Nasser Mashni, président de l’APAN.
Dans le même temps, le Centre australien pour la justice internationale (ACIJ) a exhorté le gouvernement fédéral à mettre en œuvre immédiatement des procédures de vérification renforcées pour tout citoyen israélien souhaitant entrer en Australie et ayant effectué un service militaire à Gaza, en Cisjordanie ou au Liban. Selon le Centre, lorsqu’il existe des informations laissant soupçonner une implication dans des violations du droit de la guerre, l’affaire devrait être déférée à la police fédérale australienne et l’autorisation d’entrée devrait être retardée ou suspendue jusqu’à ce que la situation soit éclaircie. « L’ampleur des handicaps physiques permanents causés par la brutale campagne génocidaire d’Israël rend l’objectif affiché de cette visite scandaleux », déclare Rawan Araf, directrice générale du Centre australien pour la justice internationale.
Chris Sidoti, membre de la Commission d’enquête des Nations Unies sur Israël et ses territoires, a également appelé les autorités australiennes à interroger les anciens combattants israéliens arrivés sur le territoire australien : « Ces soldats doivent être accueillis à la frontière et, s’ils ont servi dans des unités soupçonnées de crimes de guerre, ils doivent être placés en détention et interrogés, ou renvoyés chez eux. » M. Sidoti a précisé que les soldats ayant servi dans des unités opérant en zones de combat doivent faire l’objet d’une enquête et s’est dit très préoccupé par la présence d’anciens commandants et combattants de la Brigade Golani. Selon ces organisations, en vertu du droit international, l’Australie a l’obligation légale d’enquêter sur les soupçons de crimes de guerre lorsque des personnes concernées entrent sur son territoire.
En revanche, les représentants de la communauté juive d’Australie ont fermement rejeté ces allégations, les qualifiant d’attaque injustifiée. Selon eux, il s’agit d’une application sélective et discriminatoire de la loi à l’encontre de coureurs venus dans le pays pour des raisons sportives et pour contribuer à la communauté, sans qu’aucune accusation individuelle ni culpabilité spécifique ne soit établie à leur encontre.
La polémique autour des participants au marathon survient dans un contexte de vifs débats publics et politiques en Australie sur la cohésion sociale et le respect du droit international. Ces débats font suite aux conclusions de la Commission royale d’enquête sur la lutte contre l’antisémitisme et aux appels croissants lancés au Parlement à Canberra pour examiner les mécanismes d’enquête internationaux concernant la sécurité des travailleurs humanitaires dans les zones de conflit. Malgré les manifestations et les demandes d’intervention des forces de l’ordre et de contrôle aux frontières, les membres de la délégation israélienne poursuivent comme prévu leurs préparatifs pour la course et leurs activités de collecte de fonds.
JForum.Fr
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

