Le gouvernement devrait annoncer mardi, lors d’une réunion du comité d’alerte des finances publiques, des mesures d’économies pouvant aller jusqu’à six milliards d’euros. Les mesures d’économie toucheraient pour 4 milliards d’euros les dépenses de l’Etat et 2 milliards la Sécurité sociale.
Ces mesures d’économies pourraient être des annulations ou gels de crédits touchant les ministères, même si certains seraient davantage épargnés. Selon une source syndicale, les mesures d’économies sur la Sécurité sociale « ne devraient pas toucher les assurés sociaux ».
Face à l’envolée des prix de l’énergie, le gouvernement a légèrement diminué la semaine dernière sa prévision de croissance économique, à 0,9 % en 2026 (contre 1 % prévu avant), et revu en hausse sa prévision d’inflation, à 1,9 % (contre 1,3 % avant).
Il a à plusieurs reprises aussi souligné que la guerre au Moyen-Orient entraînait un « renchérissement significatif » de la charge de la dette, « aux alentours de 4 milliards » d’euros. Le ministre des Comptes publics David Amiel avait évoqué un surcoût de 3,6 milliards d’euros lié à la hausse des taux d’intérêt.
Réunion mardi matin
Il avait aussi prévenu que « toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise » énergétique entraînerait « une annulation d’une dépense qui était prévue, à l’euro près », pour « tenir (les) objectifs pour 2026 ».
Le comité d’alerte des Finances publiques réunira mardi matin à Bercy cinq ministres, des parlementaires, représentants des élus locaux, de la Sécurité sociale et de l’Etat ou des syndicats.
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