Briser l’architecture du pouvoir du régime iranien
par Ahmed Charai
Depuis des décennies, Téhéran retarde, promet, nie, intensifie et réajuste sa stratégie — tout en reconstruisant ses capacités et en préservant les rouages de la survie du régime.
Le régime iranien ne se maintient pas uniquement grâce à l’idéologie. Il se nourrit d’argent, de contrats, de ports, de banques, de contrebandiers, de fondations, de sociétés écrans, de commerçants privilégiés, de groupes terroristes agissant par procuration et de collaborateurs commerciaux. Washington doit donc cibler les réseaux qui l’alimentent.
Le régime ne fait pas transiter l’argent par les uniformes et les titres officiels. Il le fait passer par des membres de la famille, des sociétés écrans, des bureaux de change, des compagnies maritimes, des courtiers d’assurance, des négociants en matières premières, des marchands d’or, des organisations caritatives, des banques et des comptes offshore. Chacun de ces circuits doit être cartographié, dénoncé et démantelé.
Les grossistes, les cambistes, les négociants en or, les opérateurs d’import-export, les intermédiaires maritimes et les familles commerciales qui aident le CGRI à contourner les sanctions, à manipuler les marchés, à blanchir de l’argent ou à financer la répression devraient subir des conséquences directes.
L’objectif n’est pas de détruire le commerce iranien, mais de le libérer du régime.
La stratégie [américaine] devrait… récompenser la défection.
Les réseaux du régime ne s’arrêtent pas aux frontières de l’Iran. Ils s’étendent à travers toute la région par le biais de groupes interposés, de cellules terroristes, d’unités cybernétiques, de plateformes de propagande et d’opérations de renseignement.
Les accords d’Abraham ne doivent pas se limiter à un cadre diplomatique. Ils doivent devenir une architecture stratégique de protection contre la coercition iranienne.
Le message adressé au peuple iranien doit rester clair : le conflit n’est pas dirigé contre l’Iran en tant que nation, ni contre la civilisation perse, ni contre les familles ordinaires qui luttent pour survivre. Il vise le pillage de l’économie iranienne par le régime. L’Iran n’est pas pauvre par manque de ressources. L’Iran est pauvre parce que la République islamique a transformé la richesse nationale en répression, en missiles, en milices, en corruption et en aventurisme étranger.
Le détroit d’Ormuz doit être rouvert, mais les réseaux économiques, financiers, militaires et de complices du régime doivent être démantelés.
Ahmed Charai est président-directeur général de World Herald Tribune, Inc., et éditeur du Jerusalem Strategic Tribune, de TV Abraham et de Radio Abraham. Cet article a initialement paru dans le Jerusalem Strategic Tribune.
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