C’est une des chanteuses préférées de la génération Z. Billie Eilish a commencé la musique à l’âge de 14 ans. Aujourd’hui, à 24 ans, elle a déjà remporté dix Grammy Awards et deux Oscars pour la meilleure chanson originale. Mais surtout, elle a déjà sorti trois albums et fait plusieurs tournées mondiales.
Hit Me Hard and Soft est son dernier album en date. Sorti en 2024, il est l’album féminin à avoir atteint le plus rapidement les 10 milliards d’écoutes sur Spotify. Mais la chanteuse ne compte pas s’arrêter là. Billie Eilish a requis l’aide d’un des grands du cinéma, James Cameron, pour co-réaliser le film de sa tournée, en 3D, qui sort au cinéma le 10 mai 2026 en France. Plus de 50.000 billets ont déjà été vendus. Mais pourquoi un projet d’une telle envergure ?
Un dispositif colossal
Car des moyens, il y en a. En premier lieu, l’intervention de James Cameron. Demander à l’un des cinéastes les plus rentables et les plus populaires du cinéma de réaliser son concert, il fallait oser, même si on est la cinquième chanteuse la plus écoutée au monde. Le réalisateur de renom a même dû imaginer de nouvelles caméras avec sa société de production Lightstorm Entertainment pour l’occasion.
L’enregistrement de la tournée s’est fait au Co-op Live de Manchester. Pendant les quatre représentations, il y avait 20 caméras dans la salle, d’autres, robotisées et contrôlées par télécommande au plus près de la scène, des caméras épaules dans le public pour filmer les réactions des spectateurs et une dernière, de moins de 500 grammes, tenue par Billie Eilish. « Vous avez peut-être remarqué qu’il y a plus de caméras que d’habitude ici », avait euphémisé la chanteuse lorsqu’elle avait annoncé le projet sur scène.
Une relation de proximité avec les fans
D’après Billie Eilish, ce film, co-réalisé avec James Cameron, est une étape de plus pour se rapprocher de son public. « Je veux montrer que c’est moi et eux », explique-t-elle dans la bande-annonce. Car la star est connue pour sa proximité avec son public. La suivant depuis ses 14 ans, ses fans sont nombreux à avoir grandi avec elle. Billie Eilish a d’ailleurs un rapport assez distancée avec le star sytem. Son compte Instagram est par exemple rempli de photos non officielles, de soirées entre amis, de photos de son chien, d’elle-même enfant… Ce lien étroit entre l’artiste et son public se ressent lors des concerts.
Dans un communiqué, James Cameron s’est montré très admiratif :
« Le public ne se contente pas d’écouter passivement. C’est comme si elle avait 20.000 choristes. L’expérience collective est profondément émouvante, et elle en est le point d’ancrage, comme un diapason au centre. »
La jeune compositrice interprète et le réalisateur d’Avatar présentent donc leur projet comme « intimiste », avec pour but de « capturer sa réalité d’une journée sur une tournée ».
Un projet paradoxal
Mais pour le créateur de contenu spécialiste du monde de la musique, Khal Ali, ce film n’a « pas vraiment de valeur ajoutée ». Il le compare notamment au concert de Taylor Swift « The Era’s Tour » et à celui de Beyoncé « Renaissance » :
« Pour ces deux concerts, soit cela permettait à la communauté de fans de se réunir avant la tournée, de créer un engouement, ou de permettre à tous ceux qui n’avaient pas pu venir de voir le concert. »
Pour lui, la venue de James Cameron est certes un gage de qualité, mais pas suffisant : « Pour moi qui suis pessismiste, les films de concert au cinéma c’est un peu passé. Et avec le prix des places de concert ça n’encourage pas à aller voir des lives. » Une situation « paradoxale » pour Kah Ali, puisque le film « encourage l’industrie du live ».
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