Robert Ménard, maire d’extrême droite à Béziers, utilise les finances publiques pour afficher son soutien inconditionnel à israel, au mépris des besoins des habitant.e.s.
En novembre 2023, B. Ménard est parti en israel dans le kibboutz de Nir Oz pour apporter toute sa solidarité qu’il exprimera sur le plateau d’I24News : » (…) Comment une ville comme la mienne, de 80 000 habitants peut elle aider concrètement ? Je le ferais dans ma ville (…) Nous, on est ouvert à tout. Je suis à la disposition des gens, ici. Ma ville est à disposition des gens ( de Nir Oz ) »
À son retour, le conseil municipal de Béziers alloue 20 000 € au kibboutz Nir Oz. Le maire ne perd pas de temps. » L’aide de la Ville de Béziers sera dirigée principalement vers l’accompagnement psychologique des familles d’otages et l’assistance aux enfants traumatisés (…) » , peut on lire dans Midi Libre.

La municipalité exprimera le souhait de conclure un jumelage officiel avec le village de Nir Oz dès que cela sera possible. La motion a été adoptée à l’unanimité !
Aucun mot de soutien ne sera jamais prononcé pour les milliers de victimes palestiniennes par cet ancien journaliste à la tête de Reporters sans frontières durant 20 années. La déontologie journalistique n’a pas de valeurs pour les racistes.
En grand seigneur, Bernard Ménard a poursuivi sa lancée pour dépenser toujours plus afin de montrer sa loyauté dégoulinante envers un état génocidaire en finançant des panneaux publicitaires, banderoles et une plaque commémorative » Place du 7 octobre »
Le maire de Béziers ira même jusqu’à inaugurer le 27 mai 2024, journée nationale de la Résistance, le buste en bronze d’Aner Shapira, soldat israélien de la brigade Nahal, de l’armée d’occupation, tué le 07/10/2023.

Cette unité de soldats génocidaires est responsable entre autre de l’assassinat de 7 travailleurs humanitaires de la World Food Kitchen en avril 2024 ( source : The Guardian )
En janvier 2025, la fondation Hind Rajab a déposé plainte en Suède contre l’un des membres de la brigade Nahal pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, s’appuyant sur des rapports de l’ONU. Implication présumée dans des tirs dirigés contre des civils, destruction d’infrastructures et d’installations médicales, ainsi que des déclarations publiques incitant aux déplacements de population à Gaza.
Toutes ces dépenses financières attisent des tensions en pleine crise.
Parallèlement, Ménard a retiré des subventions à des associations locales, notamment celles engagées dans la lutte contre les discriminations ou pour les droits humains, les accusant de » dérives politiques » ou sous prétexte de » manque de neutralité « .
Béziers reste l’une des villes les plus pauvres de France avec des inégalités criantes. Entre 36 % et 39 % des habitant.e.s de la ville touchent des revenus inférieurs au seuil de pauvreté et ce taux atteint même 71 % dans certains quartiers prioritaires comme Iranget-Grangette.
Sa gestion interroge : à qui profite vraiment le budget municipal ?
Ménard devra rendre des comptes.
En attendant, le maire de Béziers doit être jugé le 30 septembre prochain pour avoir refusé de célébrer le mariage entre une Française et un Algérien menacé d’expulsion, en février 2025. Il risque 5 ans de prison, 75.000 euros d’amende et la perte de son fauteuil d’édile.
CAPJPO-Europalestine
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